- La chanteuse américaine Kelly Clarkson fait le buzz sur les réseaux sociaux à la suite de sa visite dans une boutique de gadgets à New York.
- Elle accuse un vendeur de l’avoir prise de haut en refusant de lui vendre un oiseau mécanique.
- Surréaliste, la polémique s’invite dans les JT et les talk-shows les plus populaires outre-Atlantique.
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Pour un coup de pub… c’est un sacré coup de pub ! Depuis la visite surprise de la chanteuse Kelly Clarkson le week-end dernier, une petite boutique de gadgets design de New York se retrouve au cœur d’une controverse surréaliste, dopée par la puissance virale des réseaux sociaux. Mais de quoi parle-t-on au juste ?
Le 10 octobre dernier, l’ex-lauréate du télécrochet « American Idol », désormais coach de la version US de « The Voice », pousse les portes de Art of Play au 69 Atlantic Avenue, dans le quartier branché de Brooklyn Heights. Quelques minutes plus tard, elle en ressort les mains vides et s’empresse d’écrire le message suivant sur son compte X.
« Je viens de faire tout le chemin jusqu’à Brooklyn pour visiter cette boutique que je trouvais vraiment cool et où j’avais quelques petites choses en tête à acheter. On m’a littéralement regardée comme si je ne pouvais pas me le permettre et on m’a dit qu’on pourrait trouver quelque chose de comparable pour moi »
, écrit-elle, avant de s’en prendre à un vendeur.
« Waouh, mec. T’es un idiot et tu viens de perdre une énorme vente »
, déplore-t-elle avant de s’adresser à ses fans. « Vous devriez tous aller faire un tour chez Art of Play à Brooklyn si vous aimez être traité comme le personnage de Julia Roberts dans
Pretty Woman », conclut-elle en référence à la scène où la prostituée jouée par l’actrice est prise de haut dans une boutique de luxe.
Kelly Clarkson étant suivie par quelques 8,8 millions d’abonnés sur X, son message ne passe pas inaperçu, entre stupeur, indignation et moqueries. Si bien que le lendemain, la direction de Art of Play livre sa version des faits sur Instagram, expliquant que la chanteuse souhaitait acquérir Molly, la mascotte de la boutique, un oiseau mécanique qui chante et qui danse… d’autant moins à vendre qu’il est cloué au mur.
« Un automate presque identique appartient au créateur de ces machines, un artiste brillant nommé Bliss Kolb, qui vit à Seattle »
, précise Art of Play. « Il nous a dit qu’il serait prêt à se séparer du jumeau de Molly pour 15.000 dollars. Nous avons expliqué tout cela à Kelly Clarkson. »
La boutique ajoute lui avoir proposé une version « light » de l’automate à 2.000 dollars. Mais elle serait partie avant.
L’affaire de l’oiseau mécanique ne s’arrête pas là. Piquée au vif, Kelly Clarkson accuse Art of Play de mentir et poste sur la photo, visiblement récupérée sur Internet, d’une étiquette prouvant que Molly était bel et bien à vendre pour 15.000 dollars. Contacté par le New York Magazine
mardi 13 octobre, le propriétaire de la boutique ne nie pas totalement.
« Tant de gens nous ont interrogés que nous avons dû mettre un prix dessus »
, affirme-t-il. « Nous avons parlé à l’artiste lorsqu’il est venu réparer la machine et si quelqu’un est sérieusement intéressé, nous sommes prêts à lui vendre l’automate. Comme vous avez pu le remarquer, nous avons augmenté le prix devant la demande. Il coûte désormais 15 millions de dollars. »
Un simple « champagne problem » ?
Outre-Atlantique, le scandale de l’oiseau mécanique a pris une telle ampleur qu’il s’est retrouvé dans les JT de CBS, NBC ou encore Fox News. De leur côté, les chroniqueuses de la populaire émission The View sur ABC en ont longuement débattu, la plupart critiquant l’attitude de Kelly Clarkson.
Pour l’avocate Sunny Hostin, il s’agit ni plus ni moins d’un « champagne problem »
(un problème de riche). Dans ce genre de situation, il vaut mieux « demander à parler au manager et expliquer ce que l’on ressent, plutôt que de se ruer sur les réseaux sociaux »
, a-t-elle estimé, sa collègue Sarah Haines regrettant que la chanteuse ait opté pour « l’option nucléaire »
. Un parallèle osé dans le contexte actuel.
Dernier rebondissement en date : la mise en ligne d’images de vidéosurveillance, « récupérées » par un journaliste indépendant, sur lesquelles on peut voir Kelly Clarkson discuter avec l’un des employés de la boutique, avant de quitter les lieux en effectuant de grands gestes. Quelques minutes plus tard, elle postera un message qui cumule à ce jour plus de 46 millions de vues sur X. Dingue.



