mercredi, octobre 14

  • Omar Sy a pris la parole concernant le mouvement des lycéens.
  • L’acteur, en promotion pour la série « Lupin » sur Netflix, dénonce une réponse « lamentable » des autorités à la mobilisation.
  • Il déplore un réflexe de « réprimander » et de « sanctionner » la jeunesse plutôt que de l’écouter.

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« Venez, on se calme, on les écoute, et après on verra. » Après Victor Wembanyama, Squeezie ou même Léna Situations, c’est désormais au tour d’Omar Sy de prendre la défense des lycéens mobilisés depuis désormais trois semaines. L’acteur révélé dans Intouchables dénonce une réponse des autorités, selon lui, « lamentable » face à la mobilisation. 

« C’est nos mômes, c’est l’avenir de notre pays qui est en train de dire à un pays qui est complètement à la dérive ‘J’ai un cap' », a déclaré sur France Inter (nouvelle fenêtre) le comédien, venu faire la promotion de la nouvelle saison de sa série Lupin sur Netflix (nouvelle fenêtre). « Quand je vois qu’on ne réagit pas à ça, et que le réflexe, c’est de les empêcher de parler, ou de leur taper sur la gueule ou même de les mettre les uns en face des autres pour faire des combats d’enfants, je trouve ça lamentable. »

« Réprimander » plutôt qu’écouter

Il déplore que la jeunesse mobilisée ne soit pas écoutée, mais que le réflexe soit plutôt de « réprimander » et de « sanctionner ». « Mais pire que ça, on leur demande de se taire et puis on leur demande entre eux de se mettre d’accord (alors qu’) on ne sait même pas ce qu’ils ont à dire », souligne l’acteur.

Depuis la mi-septembre, des lycéens sont mobilisés partout en France pour réclamer davantage de moyens pour l’éducation, un mouvement qui s’est traduit par cinq journées de manifestation nationale parfois émaillées de violences. À ce stade, le gouvernement a fait état de 147 personnels de l’Éducation nationale blessés depuis le début de la contestation. 

En parallèle, 36 enquêtes ont été ouvertes pour des faits présumés de violences commises par des forces de l’ordre sur des manifestants, dont plusieurs pour des « blessures mutilantes », annonçait mardi le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Un adolescent de Lens a notamment eu la main arrachée par une grenade policière, tandis qu’un lycéen tourangeau a perdu l’usage d’un œil en raison de lésions compatibles avec un impact de balle de LBD. 

Depuis le début du mouvement, plusieurs personnalités ont pris la parole pour défendre le mouvement des lycéens, comme les artistes Theodora ou Louane. L’acteur Vincent Lindon avait quant à lui salué un mouvement « contre la pénurie ». « Ce sont des jeunes gens qui veulent des chaises pour s’asseoir, (…) des sanitaires décents et fonctionnels, la répartition des moyens, donc des chances », avait-il déclaré dans les colonnes du Parisien.

Laurene ROCHETEAU avec AFP

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