mercredi, octobre 14

  • Plus de six millions de Français ne trouvent pas de médecin traitant.
  • Dans la Drôme, une petite commune a créé un pôle de santé.
  • Une initiative à découvrir dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

Plus de six millions de Français ne possèdent pas de médecin traitant et la situation est compliquée, notamment dans les déserts médicaux. Dans la Drôme, la commune de Cléon-d’Andran, qui compte 1.000 habitants, innove pour trouver des solutions afin de résoudre ce problème et ouvre un pôle de santé avec six médecins. 

En plus d’une maison médicale et d’un cabinet de kinésithérapeutes, la commune abrite aussi un laboratoire d’analyses. Avec ce petit laboratoire, le biologiste mise sur un circuit court pour que les analyses soient réalisées sur place. « C’est à côté de chez moi, je pose mes enfants à l’école, j’arrive, c’est bien », assure une riveraine, interrogée pour « Bonjour ! La Matinale TF1 ». Les habitants n’ont plus besoin de prendre leur voiture pour faire une prise de sang.

Le village se situe au cœur d’un bassin de population de 15.000 habitants et, avec une vingtaine de professionnels différents (gynécologue, pédiatre, neurologue…), il est devenu le carrefour de santé des communes voisines. 

Une maison de santé créée par le pharmacien

Cette initiative a été lancée par le pharmacien de Cléon-d’Andran, qui, par crainte de voir son activité baisser, a décidé d’investir lui-même et de créer une maison de santé. « Au 1er juillet 2018, on a ouvert, il y avait quatre médecins, trois qu’on avait regroupés et un jeune qui est arrivé. Et de là est partie l’histoire », explique le Dr Sébastien Roubinet, pharmacien et fondateur du pôle de la Valdaine. Huit ans plus tard, le défi est relevé : la pharmacie accueille près de 400 clients par jour, la maison de santé compte neuf généralistes et plusieurs spécialistes. Ce modèle correspond à une nouvelle génération de médecins qui ne souhaitent plus s’installer seuls. « Ce n’est plus d’actualité, c’est un travail en groupe maintenant en maison de santé coordonnée, pluridisciplinaire », assure le Dr Paul Faye, généraliste qui ajoute que les professionnels se réunissent tous les mois.

Les patients sont toujours reçus

Le Dr Morgan Pellen, une autre généraliste, a quitté son cabinet situé dans un village voisin pour profiter de ce système qui lui permet de partager les frais de secrétariat. « C’est un confort de pratique, on peut choisir nos horaires, nos vacances. C’est un modèle qu’on devrait exporter parce que ça pourrait aider des installations de jeunes qui hésitent », affirme-t-elle. Une maison de santé assure également une permanence pour les patients. « Vous pouvez venir n’importe quand, il y a toujours un médecin qui vous reçoit », constate Marie-Thé Mirabel, une patiente.

Dans le village, neuf kinésithérapeutes fonctionnent de la même manière et partagent des locaux. « On a plus de moyens, donc on a pu investir dans un beau cabinet avec beaucoup de matériel », indique Jory Engel, l’un d’entre eux. 

C.F | Reportage TF1 : C.PHILIPPE – R.ROINÉ – N.BERGOT – T.LEROY

Share.
Exit mobile version