C’est un « nouveau revers » pour le plan de paix de Donald Trump à Gaza, résume The Washington Post.
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a annoncé dimanche 9 août avoir « rejeté » la dernière feuille de route américaine acceptée par le Hamas, affirmant que Tsahal ne se retirerait pas de l’enclave tant que le groupe islamiste ne serait pas désarmé, rapporte Ha’Aretz.
Un responsable du Hamas a réagi dimanche en déclarant à la BBC que le mouvement « réaffirmait son engagement » envers l’accord et était prêt « à participer sérieusement et de manière responsable à sa mise en œuvre ».
La feuille de route prévoit un désarmement progressif du groupe palestinien, tandis que l’armée israélienne se retirerait progressivement du territoire et serait remplacée par une force internationale de stabilisation, qui travaillerait en coordination avec une nouvelle force de police palestinienne. Mais dimanche, Nétanyahou a déclaré que le retrait israélien n’aurait lieu qu’après un « véritable désarmement, et non un désarmement fictif ».
Ce « désaccord » avec Trump, « affiché publiquement », est « une chose rare » entre les deux dirigeants, même si leur relation a connu « une trajectoire mouvementée et souvent imprévisible », observe The New York Times. Les deux hommes ont lancé ensemble la guerre contre l’Iran fin février. « Mais ils se sont depuis opposés sur la manière d’y mettre fin, ainsi que sur l’avenir des opérations militaires israéliennes à Gaza et au Liban », rappelle le quotidien américain.
Après l’annonce fin juillet d’un accord conclu entre le Conseil de la Paix – mis sur pied par Trump – et le Hamas, le bureau de Benyamin Nétanyahou « avait initialement émis des réserves, estimant que le cadre proposé ‘ne reflétait pas les positions d’Israël’, sans toutefois aller jusqu’à le rejeter catégoriquement », rappelle le Times.
« Un jeu très dangereux »
Pour Patty Culhane, correspondante d’Al-Jazeera à Washington, le leader du Likoud, joue un « jeu très dangereux » avec Trump. « Israël est de plus en plus impopulaire aux États-Unis, tandis que le Parti démocrate ‘se rapproche clairement de la cause palestinienne' », note la journaliste. Trump pourrait décider « qu’il est temps de rompre avec Israël' », note-t-elle.
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