mercredi, octobre 7

  • Les lycéens veulent continuer de manifester et demandent 10 milliards d’euros pour financer leurs mesures d’urgence.
  • Mais selon Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI, ils seront difficiles à trouver.
  • Et surtout, ne devraient pas régler tous les maux de l’Éducation nationale.

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« On n’arrêtera pas tant qu’il n’y aura pas 10 milliards sur la table », a lancé Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, en marge de la manifestation d’ampleur de mardi 6 octobre. Un ultimatum posé aussi par La France insoumise. Cette somme permettrait de financer les dix mesures demandées par les lycéens.

Mais « c’est complètement impensable », tranche Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI. « On est sous une pression maximale des marchés, on ne peut pas sortir 10 milliards comme ça d’un coup. » D’autant que, selon l’éditorialiste, « ça ne réglerait probablement pas les problèmes qui sont aujourd’hui soulevés par les étudiants ».

Un montant qui servirait à investir. « Mais là, ce n’est pas du tout le tempo de ce que nous vivons avec les manifestants ». Côté chiffres, l’État dépense 32 milliards d’euros par an pour les lycées, soit 14.000 euros par élève. Une somme qui dépasse de 28% la moyenne de l’OCDE. « Si on ne tient pas compte de la charge des retraites qu’il faut payer, en 2026, le budget de l’Éducation nationale est celui qui augmente le plus », ajoute Nicolas Doze.

Une crise qui ne serait donc pas tant liée aux moyens. Plutôt à la manière dont ils sont dispersés. « Le nombre d’enseignants a augmenté de 1,2% en dix ans. Le nombre de personnels non-enseignants a fait plus 54%. Mais vous prenez le classement PISA, c’est un autre fait, il est désastreux. »

Plus d’explications dans la vidéo en tête de cet article.

Emilien DECELLE

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