- Les lycéens veulent continuer de manifester et demandent 10 milliards d’euros pour financer leurs mesures d’urgence.
- Mais selon Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI, ils seront difficiles à trouver.
- Et surtout, ne devraient pas régler tous les maux de l’Éducation nationale.
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Lycées, facs… le mouvement de contestation prend de l’ampleur
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« On n’arrêtera pas tant qu’il n’y aura pas 10 milliards sur la table »
, a lancé Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, en marge de la manifestation d’ampleur de mardi 6 octobre. Un ultimatum posé aussi par La France insoumise. Cette somme permettrait de financer les dix mesures demandées par les lycéens.
Mais « c’est complètement impensable »
, tranche Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI. « On est sous une pression maximale des marchés, on ne peut pas sortir 10 milliards comme ça d’un coup. »
D’autant que, selon l’éditorialiste, « ça ne réglerait probablement pas les problèmes qui sont aujourd’hui soulevés par les étudiants »
.
Un montant qui servirait à investir. « Mais là, ce n’est pas du tout le tempo de ce que nous vivons avec les manifestants »
. Côté chiffres, l’État dépense 32 milliards d’euros par an pour les lycées, soit 14.000 euros par élève. Une somme qui dépasse de 28% la moyenne de l’OCDE. « Si on ne tient pas compte de la charge des retraites qu’il faut payer, en 2026, le budget de l’Éducation nationale est celui qui augmente le plus »
, ajoute Nicolas Doze.
Une crise qui ne serait donc pas tant liée aux moyens. Plutôt à la manière dont ils sont dispersés. « Le nombre d’enseignants a augmenté de 1,2% en dix ans. Le nombre de personnels non-enseignants a fait plus 54%. Mais vous prenez le classement PISA, c’est un autre fait, il est désastreux. »
Plus d’explications dans la vidéo en tête de cet article.



