mercredi, octobre 7

  • Un lycéen sera jugé en février pour avoir agressé un professeur à La Ciotat.
  • Il est accusé d’avoir aspergé d’essence cet enseignant et de l’avoir frappé en marge d’une manifestation lycéenne vendredi 2 octobre.

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Une semaine après le début de la mobilisation lycéenne et alors que des centaines de manifestants ont été interpellés en marge des actions menées dans toute la France, les premières dates de procès commencent à tomber. Ce mercredi, le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, annonce ainsi dans un communiqué qu’un lycéen de 16 ans comparaîtra en février 2027 devant le tribunal pour enfants de Marseille après l’agression d’un professeur de physique-chimie aspergé d’essence et frappé en marge d’une manifestation lycéenne vendredi dernier à La Ciotat. 

Les faits remontent au vendredi 2 octobre et se sont déroulés devant le lycée de la Méditerranée. C’est là que ce professeur avait été agressé alors qu’il tentait d’éteindre un feu devant l’établissement. « Un jeune au visage dissimulé lui jetait de l’essence au visage puis lui assénait un violent coup de pied », rapporte le magistrat. 

L’auteur présumé avait le visage dissimulé

Ce mineur, interpellé dimanche 4 octobre, sera jugé pour « violences ayant entraîné une ITT inférieure à 8 jours sur personne chargée de mission de service public, en l’espèce sur le professeur, en dissimulant son visage, violences ayant entraîné une ITT inférieure à 8 jours sur personne dépositaire de l’autorité publique en l’espèce en assénant un coup de poing à un policier lors de la tentative d’interpellation pendant la manifestation, en dissimulant son visage », détaille Nicolas Bessone. 

Il est également poursuivi pour « dégradations à l’occasion d’une manifestation publique », accusé d’avoir également brisé une vitre d’un véhicule de police sérigraphié.

Deux autres lycéens devant la justice

Au total, trois adolescents de 16 ans avaient été interpellés dimanche après ces violences et placés en garde à vue. Ils ont été déférés ce mercredi. Outre le principal mis en cause, deux autres lycéens sont convoqués eux aussi en février prochain devant la justice. 

L’un des deux autres mineurs sera jugé lui aussi pour avoir brisé une vitre d’un véhicule de police sérigraphié. Il devra également répondre du vol d’un bouclier anti-émeutes lors de la manifestation.

Enfin, les trois mineurs seront jugés pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou dégradations de biens, lors de manifestation sur la voie publique ». Ils ont été placés sous contrôle judiciaire. 

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