- Les Français sont de plus en plus nombreux à demander des acomptes sur salaire.
- Comme un symbole de l’inflation et de la baisse du pouvoir d’achat.
- « Certains nous le demandent pour payer leur essence », lâche la responsable d’une agence d’intérim.
Un constat symbolique de la vie chère en France. De plus en plus de salariés demandent des acomptes sur salaire. Comme un petit crédit, un versement anticipé d’une partie de la rémunération. Les demandes ont grimpé de 30% dans certaines entreprises.
Dans l’Hexagone, l’employeur est obligé d’accepter la demande d’acompte pour les heures déjà effectuées. Mais pour les salariés mensualisés, cette demande ne peut dépasser 50% du revenu pour éviter le surendettement. « J’ai demandé 700 euros, ils me les ont donnés.
Tout a augmenté, ça devient plus compliqué qu’avant
«
, déplore Ben, salarié du côté de Bordeaux.
« On a souvent des personnes qui vont nous demander des acomptes plutôt chaque semaine. Alors qu’avant, c’était plutôt une fois dans le mois »
, constate Aurélie Chassaigne, responsable de l’agence d’intérim Proman, où les demandes sont de plus en plus fréquentes. « Certains nous appellent pour nous dire ‘Je dois aller travailler donc je dois payer mon essence’. »
Plus d’explications dans la vidéo en tête de cet article.



