- Immigration, retraites, fraude, Union européenne… le Rassemblement national a présenté son contre-budget.
- Le parti d’extrême droite espère dégager 140 milliards d’euros d’économies dans les finances publiques.
- Nicolas Doze a passé ses mesures au crible : « Je n’y crois pas », tranche l’éditorialiste.
Le Rassemblement national met le paquet sur le volet économie. Mardi 6 octobre, Marine Le Pen a présenté son contre-budget pour 2027. Le parti à la flamme espère remettre 140 milliards d’euros dans les caisses publiques. Mais cela paraît « douteux »
, explique Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI (voir la vidéo en tête de cet article).
Le RN veut s’attaquer à la fraude sociale et fiscale (26 milliards), mais « ça fait des années qu’on lutte et qu’on n’arrive pas à faire grimper les montants »
. Réduire la contribution au budget européen (9 milliards), « ça demande une renégociation avec les États membres »
. La retraite par capitalisation, « il faut au minimum 15 ans »
.
Le parti d’extrême droite veut aussi dégager des économies en luttant contre l’immigration. Une recette « hypothétique »
, selon Nicolas Doze. « Imaginer qu’avec l’immigration, on va réussir à dégager un point de PIB, 29 milliards d’euros tous les ans, ça semble totalement inaccessible »
.
L’éditorialiste pointe aussi un contresens dans le projet de Marine Le Pen : « Avec sa fameuse contre-réforme des retraites vers 62 ou 60 ans, elle nous dit que ça va générer 20 milliards d’euros d’économies. La contradiction m’échappe, ça me laisse perplexe »
. Et de résumer : « Tout ça, ça ne tient pas. L’objectif était clairement de rassurer les marchés. »



