- Un homme a été mis en examen et placé en détention provisoire pour le meurtre de son ex-compagne jeudi à son domicile de Bollène.
- Une amie de la victime et ses voisins partagent leur émotion dans le reportage ci-dessus.
- Cette dernière s’était confiée à eux après une précédente agression en juin, lors de la séparation du couple, qui avait conduit à la garde à vue de son ex-conjoint.
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Le 20H
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« Stop aux violences conjugales. »
L’inscription est écrite en légende d’une photo de la victime, au visage tuméfié. Voilà ce qu’affichait sur les réseaux sociaux en juin Katerina, à 35 ans, mère de famille, pour alerter, appeler à l’aide. Pourtant jeudi, moins de deux mois plus tard, elle a été retrouvée morte chez elle. « Il apparaissait que le corps de la victime présentait de nombreuses blessures au niveau du crâne. Certaines de ces blessures supposaient l’emploi d’un objet tranchant »,
indique le parquet de Carpentras.
Vu la violence du crime, et ses deux enfants de 8 et 3 ans étant introuvables, le GIGN a été déclenché et l’ex-compagnon de la victime, interpellé trois heures plus tard. Le couple, originaire de Tchéquie, s’était fréquenté pendant 15 ans, avant de se séparer en juin. Le principal suspect, Mojmir Gargulak, 54 ans, apparaissait sur la liste du candidat du Rassemblement national, au municipal de Bollène. En juin, il avait été placé en garde à vue pour violence envers son ex-compagne. Il devait comparaître en novembre pour ces faits.
« Il la harcelait depuis »
Une amie de la victime l’avait rencontrée peu de temps après l’agression. « Elle m’ouvre la porte, elle était pleine de bleus sur tout le visage, toute gonflée, surtout les bras. Et elle me raconte ce qui s’est passé quelques jours auparavant avec son mari. Une scène terrible. Il l’a frappée, elle s’en est sortie par l’intervention de ses enfants qui sont arrivés et qui ont crié ‘Papa, arrête ! ‘ »,
témoigne-t-elle dans le reportage en tête de cet article. « Et il la harcelait depuis, elle me disait qu’il était toujours derrière »,
poursuit-elle.
Des mesures de protection avaient aussitôt été mises en place. Katerina s’était également confiée à ses voisins. « Quelques jours plus tard, Radka, ma compagne, l’a appelée et elle s’est montrée très rassurante. Elle a dit que de toute façon, maintenant, elle avait un téléphone grand danger. Elle a également expliqué que maintenant, il ne pouvait plus s’approcher d’elle »
, témoigne l’époux.
A-t-elle activé le jour du drame le dispositif pour appeler les forces de l’ordre, le téléphone grave danger ? Son amie se pose la même question. « Je suis choquée encore, je suis triste. Elle était incroyable. Elle s’est intégrée ici, elle était plus française que tchèque »,
confie cette dernière. Les deux enfants ont été placés auprès de l’aide sociale à l’enfance. L’ex-compagnon, présumé innocent, est mis en examen pour meurtre par conjoint et détention d’armes.
La rédaction de TF1info | Reportage Lise CLOIX, Elise REGAUD et Emma ALONSO




