mercredi, octobre 7

  • Des centaines de milliers de personnes ont répondu mardi à l’appel à la mobilisation des lycéens partout en France.
  • Les organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à poursuivre les actions, voire à une nouvelle manifestation dès jeudi pour certaines d’entre elles.
  • Suivez les dernières informations.

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Une journée sous haute tension, mais sans incident majeur. Avec 266.000 à 450.000 manifestants partout en France, les lycéens ont fait entendre leurs revendications mardi, déterminés à poursuivre la mobilisation malgré l’appel du gouvernement à retourner dès mercredi dans leurs établissements pour dialoguer.

« On sent que ça change parce qu’il y a des gens de banlieues, des gens de Paris, des gens du privé, des gens du public, de toute religion, de toutes origines qui viennent (…) Ça nous réunit parce qu’on sent qu’il y a besoin de changement », a dit à l’AFP Diane, élève de 1ʳᵉ à Paris au lycée privé Massillon.

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Minute par minute

« ILLUSOIRE » DE PENSER À UNE REPRISE DE COURS

Sébastien Lecornu a annoncé la « banalisation » de demi-journées de classe, sans cours, à partir de mercredi, pour permettre un « temps de démocratie interne », qui doit permettre aux élèves et personnels de faire remonter leurs difficultés, établissement par établissement. Réponse jugée insuffisante.

« On ne le mettra pas en œuvre ni demain, ni après-demain », a rétorqué Christelle Kauffmann, secrétaire générale adjointe du SNPDEN-Unsa, principal syndicat des chefs d’établissement, dénonçant une « cacophonie complète ». « Il est illusoire » de penser que les cours reprendront dès mercredi, a estimé Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, premier syndicat du secondaire.

NUÑEZ ET GEFFRAY AUDITIONNÉS À L’ASSEMBLÉE

Face à l’ampleur de la mobilisation, Emmanuel Macron a fait un point mardi soir avec plusieurs ministres, dont Sébastien Lecornu, Laurent Nuñez et Édouard Geffray, pour tenter de trouver une issue à la crise. Les ministres de l’Intérieur et de l’Éducation doivent être auditionnés mercredi à l’Assemblée. 

UNE INTERSYNDICALE PRÉVUE CE MATIN

Une intersyndicale doit tenir une conférence de presse mercredi matin pour détailler les modalités de la poursuite annoncée d’un mouvement désormais installé, depuis les premiers blocages en septembre.

JOURNÉE DÉCISIVE POUR LA SUITE DU MOUVEMENT

Retour en classe ou poursuite des blocages des lycées ? Au lendemain d’une mobilisation massive dans les rues, l’attitude des jeunes mobilisés sera scrutée de près ce mercredi. Alors que le gouvernement tente de ramener les élèves dans les établissements, à la demande du ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, l’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante ont appelé à poursuivre les blocages mercredi, et à de nouveaux cortèges jeudi, pour un « acte IV », à Paris et dans d’autres villes.

L’exécutif doit « débloquer » le budget pour l’éducation et l’enseignement supérieur, a réclamé mardi Suzanne Nijdam, présidente de la Fage, la première organisation étudiante. « Après le raz-de-marée du 6 octobre, on continue », a appuyé le syndicat Solidaires, appelant l’État à « allonger les millions ». 

BIENVENUE

Bonjour à toutes et tous. Bienvenue sur TF1info pour suivre les dernières actualités autour du mouvement lycéen, au lendemain de la forte mobilisation pour l' »acte III » de la contestation. Entre 266.000 et 450.000 personnes – des lycéens, des étudiants mais aussi des professeurs et des parents d’élèves – ont manifesté mardi en France, selon les autorités et les organisateurs. 

À un peu plus de six mois de la présidentielle, élection qui verra certains des lycéens mobilisés voter pour la première fois, cette mobilisation lycéenne s’étire dans un climat politique et social particulièrement tendu, sur fond de hausse des prix et de recherches de coupes budgétaires dont certaines concernent les jeunes, comme les aides au logement.

Les lycéens, dont le mouvement est né mi-septembre à Créteil avant de s’étendre, dénoncent l’insalubrité de certains bâtiments, des classes et des emplois du temps surchargés, des professeurs non remplacés ou encore les inégalités liées à Parcoursup.

Les organisations lycéennes et étudiantes, loin de se contenter de la plateforme visant à recueillir les doléances des élèves lancée par le gouvernement, ont appelé à poursuivre les blocages. L’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante appellent d’ores et déjà également à de nouveaux cortèges jeudi, dans le cadre d’un « acte 4 ».

Stéphanie JOSSET

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