Le président américain Donald Trump a secrètement utilisé un avion militaire pour quitter en juillet la Turquie, à l’issue du sommet de l’Otan, alors que la Maison blanche avait dit qu’il se trouvait à bord d’Air Force One, en raison d’une menace d’assassinat émanant de l’Iran, rapporte le Washington Post lundi 10 août.
Donald Trump s’était rendu à Ankara à bord du nouvel avion présidentiel offert par le Qatar. P pour son voyage retour, le président américain aurait dû théoriquement utiliser le même appareil. Finalement, il avait annoncé rentrer à bord d’un ancien appareil Air Force One.
De quoi déjà soulever des questions de sécurité, alors que l’appareil qatari était utilisé pour la première fois pour un déplacement à l’étranger. Le président américain avait rassuré, indiquant sur son réseau Truth Social vouloir utiliser l’ancien avion Air Force One afin que le dernier modèle puisse être montré aux soldats américains déployés sur la base militaire de Mildenhall en Grande-Bretagne, où était prévue une escale.
Citant un responsable américain anonyme, le Washington Post révèle désormais que, plutôt que d’utiliser l’ancien modèle de jet présidentiel, comme annoncé officiellement, après y être monté à bord sous l’œil des caméras, Donald Trump aurait été secrètement débarqué dans un camion pour emprunter un avion plus petit.
Hublots baissés
Une fois arrivé au Royaume-Uni, il aurait alors retrouvé l’équipe de la Maison Blanche et les journalistes le suivant pour finir le trajet retour jusqu’aux États-Unis à bord de l’avion offert par le Qatar.
Selon le Washington Post, de telles précautions auraient été prises en raison de menaces de l’Iran, pays frontalier de la Turquie, contre le président américain.
Si Donald Trump a nié tout risque dans un premier temps, il avait fait référence à de supposées tentatives d’assassinat durant le vol retour.
« Il y a beaucoup d’ennemis des États-Unis qui l’ont dans le viseur, et nous utilisons tous les outils à notre disposition pour faire face à ces menaces », a déclaré le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung, dans un communiqué transmis à l’AFP.
Les journalistes présents dans Air Force One avaient d’ailleurs reçu la consigne, normalement réservée aux zones de guerre, de garder les stores des hublots baissés.
Des premières inquiétudes avaient été émises à propos de l’avion offert par le Qatar et que Donald Trump avait aménagé en nouvel Air Force One, qui n’était pas équipé des mêmes systèmes de sécurité que ses prédécesseurs, d’après le New York Times.
Avec AFP




