dimanche, août 9

  • La Gironde est repassée en alerte rouge pour risque de feu, deux semaines après l’incendie monstre qui a détruit plus de 200 maisons.
  • Autant de familles qui doivent trouver une solution de logement pérenne au-delà de l’hébergement d’urgence.
  • Une équipe de TF1 a suivi des habitants du village sinistrés du Porge dans leur recherche.

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Cette visite était inespérée pour Florian Rocher. Depuis la destruction de sa maison dans le terrible incendie au Porge (Gironde), il enchaîne les locations courtes avec sa famille. Ici, il envisage enfin de poser ses valises. « Je suis soulagé de voir qu’on peut nous proposer des choses comme ça. J’avoue que depuis deux semaines, notre monde s’est un peu écroulé. On est beaucoup de familles angoissées de savoir où est-ce qu’on va être relogées ces prochains mois », confie-t-il dans le reportage du 20H ci-dessus. 

Le temps des expertises, le temps de la reconstruction de leur maison, ça peut aller jusqu’à 2, 3 ans.

Cristel Martin, agente immobilière au Porge

L’agente immobilière qui l’accompagne a convaincu les propriétaires de retirer leur maison de la vente pour la proposer aux sinistrés. « Aujourd’hui, on a besoin de locations à l’année, de résidences secondaires ou de maisons en vente pour les sinistrés. Le temps des expertises, le temps de la reconstruction de leur maison, ça peut aller jusqu’à 2, 3 ans », estime Cristel Martin. « Je pense que c’est un oui, je vous confirme ça tout à l’heure. Merci beaucoup », sourit Florian. 

Solidarité

En Gironde, 240 maisons ont été ravagées par les flammes. Autant de familles sont depuis en attente de relogement. Les Verdier ont trouvé refuge chez un habitant de Lacanau, à une dizaine de kilomètres au nord, qui leur prête sa maison gratuitement, aussi longtemps que nécessaire. « Très agréablement surpris, ça nous a permis de se dire qu’au moins, les enfants vont pouvoir avoir de quoi s’occuper un peu, parce que c’était un peu l’inquiétude », apprécie David Verdier. 

Cette solution provisoire leur laisse le temps de rechercher un nouveau logement. « Je dois penser aussi à moi, personnellement, à trouver un appartement pour septembre. Mes parents doivent chercher pour eux également, donc en fait, on essaie aussi d’avancer au fur et à mesure des choses, malgré l’incendie », explique son fils Dorian. Mais la famille reste en alerte et sursaute dès qu’une colonne de fumée est visible au loin, car le feu n’est toujours pas éteint. 

Philippe a préféré rester sur son terrain, près de sa maison, presque entièrement détruite lors de l’incendie. Il y vit pour l’instant dans son pick-up aménagé. Pas de douche, ni de chauffage. Il est cependant impensable de passer les mois d’hiver dans de telles conditions. Pour l’aider, un autre habitant a lancé un appel à la solidarité sur les réseaux sociaux. « Est-ce que quelqu’un possède une caravane qui serait en mesure de pouvoir la prêter à Philippe ? ». La vidéo est repartagée par plus de 10.000 personnes, et en quelques heures, une caravane disponible est localisée à quelques kilomètres de là. 

Elle vient tout juste d’être installée sur le terrain, et Philippe commence à s’y installer. « Je vais ranger, puis je vais commencer à m’adapter », espère-t-il. Face à l’ampleur des dégâts, la fédération France Assureurs a allongé les délais pour déclarer un sinistre et s’organise pour accélérer les visites d’expertise.

La rédaction de TF1info | Reportage : Sarah FRANCESCONI, Florian GOURDIN et Nicolas FORESTIER

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