mardi, août 11

Le général de division sortait de la prière du soir à la mosquée de Sayyida Aisha, dans le quartier al-Hawari, à Benghazi, où il réside. Des photos de sa dépouille brûlée à côté de sa voiture circulent sur les réseaux sociaux.

Selon le communiqué du commandement général de l’Armée nationale libyenne (ANL), la manière utilisée dans l’assassinat ressemble à celle utilisée avant 2014 par les terroristes à Benghazi pour viser les officiers de l’ANL. Ce communiqué laisse entendre que des islamistes extrémistes sont derrière cet assassinat. Mais le général Mansouri gérait plusieurs dossiers très sensibles et avait donc plusieurs ennemis.

Violence ciblée contre les officiers de haut rang

D’ailleurs, depuis 2014, il n’y a pas eu d’assassinats ciblés contre les officiers de l’ANL ou les forces sécuritaires à Benghazi. Au point que la famille Haftar se vante de son bilan sécuritaire et de la sécurité qui règne à l’est de la Libye sous leur contrôle.

L’agence Reuters affirme que l’attentat a été mené suivant un mode opératoire caractéristique des règlements de comptes visant les cadres militaires libyens. Ce mode souligne la persistance d’une violence ciblée contre les officiers de haut rang, indique l’agence.

Plusieurs autres chefs militaires ou chefs de milices ont été assassinés ces derniers mois à Tripoli et à l’ouest du pays. Les résultats des enquêtes ouvertes dans ce genre d’assassinats n’ont jamais été communiqués à l’opinion publique.

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