Auto – 850 ch, des portes papillon et une usine flambant neuve : l’Arabie saoudite sort le grand jeu avec Ceer. Mais entre un joli coup de projecteur et la naissance d’un vrai constructeur, il reste encore quelques kilomètres à parcourir.
L’Arabie saoudite a longtemps préféré mettre du pétrole dans ses voitures plutôt que de fabriquer les voitures elles-mêmes. Voilà qui est en train de changer. Lancée en 2022 par le fonds souverain PIF avec Foxconn, Ceer vient enfin de montrer ses deux premières créations : une berline et un SUV électriques baptisés EXOBOT. Et pour une première, la marque n’a visiblement pas voulu passer inaperçue du tout. Jusqu’à 850 ch, 1 000 Nm, un 0 à 100 km/h en 2,6 secondes et un look qui semble tout droit sorti d’un salon consacré aux voitures du futur. Rien que ça.
850 ch aujourd’hui, 8 milliards demain ?
Ceer ne compte évidemment pas s’arrêter à deux voitures. La marque prévoit sept modèles d’ici 2030, avec des électriques, des hybrides rechargeables et même des thermiques. La production doit débuter en 2027 à King Abdullah Economic City, avec Foxconn pour l’architecture électrique et BMW comme partenaire technologique. Surtout, Riyad voit grand : Ceer devrait contribuer à hauteur de plus de 8 milliards de dollars au PIB saoudien d’ici 2034, auxquels s’ajouteraient 21 milliards sur la balance commerciale. Des projections, évidemment, mais des ambitions pour le moins musclées. Et connaissant la capacité de ces pays à sortir des projets XXL de terre à vitesse grand V, on aurait peut-être tort de sourire trop vite. Le vrai défi sera maintenant de transformer ces milliards et ces ambitions en voitures réellement produites, vendues puis exportées. Entre la concurrence chinoise et les dif(…)
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