- Lors d’un discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, mardi 22 septembre, Donald Trump s’est félicité de la signature d’un accord avec le Danemark au sujet du Groenland.
- Grâce à ce dernier, l’armée américaine va notamment ouvrir deux nouvelles bases sur l’île danoise autonome.
Suivez la couverture complète
Menace d’annexion du Groenland : tension maximale entre les Etats-Unis et l’Europe
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Un accord au terme du bras de fer. Les États-Unis, le Groenland et le Danemark ont dévoilé, mardi 22 septembre, un texte de dix pages pour mettre fin aux velléités du président Donald Trump envers l’immense île arctique. Il a été signé lors d’une cérémonie en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.
« C’est formidable pour l’Europe et pour les États-Unis, pour tout le monde, et pour le Groenland »
, a assuré le dirigeant républicain. « Cet accord respecte bien sûr la souveraineté et l’intégrité territoriale du Royaume du Danemark, ainsi que le droit du Groenland à l’autodétermination »
, a lancé, de son côté, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen.
« Cet accord démontre de quel côté se situe notre loyauté »
, a glissé le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, se disant « particulièrement fier »
d’avoir obtenu « que le Groenland (soit) respecté »
.
Deux nouvelles bases américaines, la Russie et la Chine sur la touche
Concrètement, avec ce compromis, la Maison Blanche a arraché la construction de deux nouvelles bases américaines sur le territoire glacé. Ces nouvelles infrastructures vont voir le jour à Narsarsuaq et Mestersvig, respectivement dans le sud et l’est de l’île. En parallèle, les États-Unis peuvent moderniser et élargir leurs activités dans leur seule base active, Pituffik, située dans le nord du Groenland.
Autre point clé de l’accord, tout acteur hors Union européenne et Otan se voit infliger une interdiction d’exercer un contrôle dans des secteurs stratégiques. L’idée (à peine) sous-jacente est d’éviter à tout prix que la Chine ou la Russie ne gagnent progressivement en influence sur le territoire, notamment via des investissements.
Enfin, ce texte prévoit que ses dispositions resteront en vigueur si le Groenland devient un jour un pays indépendant. Le cas échéant, ces terres glacées situées entre l’Atlantique Nord et l’océan Arctique devront rester membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord.
Pour rappel, le Groenland est situé à un emplacement stratégique, sur l’itinéraire le plus court entre la Russie et les États-Unis, et recèle des gisements inexploités de terres rares. Au plus fort de la guerre froide, Washington possédait jusqu’à dix-sept installations militaires sur place.



