vendredi, octobre 9

  • Face à la hausse persistante du prix des carburants, qui dépasse toujours les 2 euros le litre, certaines entreprises proposent des solutions pour alléger la facture des employés.
  • Une confiserie de Meurthe-et-Moselle a par exemple mis en place la semaine de quatre jours.
  • Regardez ce reportage du 13H de TF1.

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Le chaudron doit désormais rester chaud durant huit heures quarante-cinq chaque jours. C’est une bonne heure de plus qu’avant, mais ces confiseurs ne s’en plaignent pas. Car ils ne travaillent plus que quatre jours par semaine, soit un jour de moins à prendre la voiture. Au volant, Axel a déjà fait le calcul : « Du coup, moi je fais à peu près 24 km par jour, ça revient à 30 euros d’économie par mois. Et par an, on est à 340, 350 euros. Ça nous permet de faire un petit peu moins attention à ce qu’il y a à côté. »

C’est Pascal Perrin, le patron de la confiserie Brebion, à Liverdun (Meurthe-et-Moselle), qui a proposé l’idée à ses cinq salariés, plutôt qu’une prime qu’il n’aurait pas pu garantir dans la durée. Avec en plus une meilleure productivité les jours de travail. « Parce qu’il n’y a pas de coupure. On est sur l’enchaînement, c’est un peu un travail à la chaîne. Tandis que quand il y a des arrêts, on perd du temps. Eux, ils gagnent et moi je gagne par rapport à la productivité. Il n’y a pas d’impact financier directement pour l’entreprise« , explique-t-il.

C’est bien parce que ça permet de prendre des rendez-vous médicaux

Une employée de la confiserie Brebion, à Liverdun (Meurthe-et-Moselle)

Certes, il faut embaucher plus tôt et finir plus tard. Mais un week-end de trois jours du samedi au lundi a aussi d’autres avantages que des économies d’essence. « C’est bien parce que ça permet de prendre des rendez-vous, genre médicaux », apprécie une salariée. « J’en profite plus, je suis plus avec ma famille. » Donc c’est quelque chose de très intéressant », complète son collègue. 

Partout en France, les entreprises cherchent à limiter les dépenses d’essence de leurs salariés, à travers du télétravail, de l’aide au covoiturage et même des cours d’apprentissage à l’éco-conduite, comme nous l’avions suivi il y a quelques mois chez un viticulteur. « Passer le moins de temps possible sur la phase d’accélération pour passer le plus de temps possible sur la stabilisation », expliquait alors Loïc Dufossé, formateur éco-conduite chez Factu formation.

« Ça commence à prendre de plus en plus d’ampleur, que ça soit sur des stages à plusieurs personnes pour des entreprises ou à la personne pour des particuliers », précise-t-il. Des primes, de différents montants selon les entreprises, se multiplient aussi, notamment en milieu rural et sous différentes formes, pour inciter à l’utilisation des transports en commun ou d’un vélo.

La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Vincent DIETSCH, Vincent RUCKLY

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