924 personnes ont été incarcérées pour des faits de violences sexuelles sur mineurs depuis le 8 juin, date de lancement d’une revue nationale dans le sillage de l’affaire de Lyhanna, a annoncé ce mardi 28 juillet le ministre de la Justice Gérald Darmanin.
Ces incarcérations représentent « une hausse de +134% par rapport à la normale », précise la Chancellerie dans un communiqué.
Quelque 1.700 informations judiciaires, confiées à des juges d’instruction, ont également été ouvertes depuis le 8 juin, un chiffre en hausse de 271% par rapport à la même période l’année dernière, détaille le communiqué.
« Une évolution structurelle »
Gérald Darmanin avait demandé le 8 juin dernier à tous les parquets de revoir l’ensemble des plaintes déposées dans le sillage de l’affaire Lyhanna, collégienne de 11 ans dont le violeur présumé, Jérôme Barella, avait déjà fait l’objet de plusieurs plaintes restées sans suite.
« Cette mobilisation exceptionnelle ne constitue pas une réponse ponctuelle à un drame », affirme la Chancellerie, assurant qu' »elle marque une évolution structurelle et durable de l’application de la politique pénale du garde des Sceaux en matière de protection des mineurs ».
Par ailleurs, un projet de loi sur la protection des enfants, adopté le 21 juillet par les députés, comprend plusieurs réponses à des affaires ayant récemment mis en lumière des failles dans la protection des mineurs.
Initialement prévu pour répondre à la crise de l’aide sociale à l’enfance, il a été largement amendé par le gouvernement, au fil de l’actualité, puis par les députés, et est désormais recentré sur la lutte contre la pédocriminalité. Le point sur les principales mesures du texte sera examiné au Sénat fin octobre.
Article original publié sur BFMTV.com




