mardi, juillet 28

Avec notre correspondante à Dakar, Juliette Dubois

C’est la deuxième visite du chef de l’État sénégalais au Mali. Il s’y était rendu une première fois le 30 mai 2024, quelques semaines après son investiture, pour une rencontre de prise de contact avec le colonel Goïta, et un plaidoyer en faveur du retour des pays de l’Alliance des États du Sahel au sein de la Cédéao – l’organisation que le Mali, le Niger et le Burkina Faso avaient alors annoncé quitter.

Son ex-allié et Premier ministre, Ousmane Sonko, s’était lui aussi rendu à Bamako en août de la même année.

Une double casquette

Cette fois, selon une source à la présidence sénégalaise, Bassirou Diomaye Faye se déplace avec une double casquette : celle de chef de l’État sénégalais, et celle de président en exercice de la Cédéao, une fonction que lui ont confiée ses pairs le 19 juillet dernier.

C’est donc son tout premier déplacement dans ce rôle régional. Les discussions avec Assimi Goïta devraient porter sur l’avenir des relations entre la Cédéao et la Confédération des États du Sahel, un dossier mené depuis mars par le négociateur Lansana Kouyaté, sans qu’un accord n’ait pour l’instant été trouvé.

Sur le plan économique, l’axe Bamako-Dakar reste l’une des principales voies d’approvisionnement du Mali, selon la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, un corridor fragilisé depuis plusieurs mois par des attaques jihadistes contre les convois de marchandises, qui avaient contraint les transporteurs sénégalais à suspendre temporairement leurs rotations en mai dernier.

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