- La ministre de la Transition écologique tient ce mercredi une réunion de crise sur la sécheresse, conséquence des canicules à répétition.
- Monique Barbut a indiqué que 50 départements connaissaient des difficultés d’approvisionnement en eau potable.
- « Pour plus de 40.000 personnes, la sécheresse se traduit déjà par des coupures d’eau au robinet », a-t-elle déclaré.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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La sécheresse, conséquence notamment des canicules à répétition que connaît la France, s’installe sur le pays. Ce mercredi 12 août, en introduction d’une réunion de crise, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a indiqué que 50 départements connaissaient un approvisionnement en eau potable « sous tension »
. « Pour plus de 40.000 personnes, la sécheresse se traduit déjà par des coupures d’eau au robinet. La semaine dernière, l’approvisionnement de plus de 550.000 habitants était considéré comme étant en tension, et l’approvisionnement de plus de 3 millions d’habitants placé en vigilance »
, a-t-elle déclaré.
Si la ministre a précisé que « les situations les plus préoccupantes restent le long d’un axe allant de la Vendée à la région Grand Est »
, elle « s’étend désormais à la partie centrale du sud de la France »
. « Très peu de territoires sont aujourd’hui épargnés et cette situation pèse déjà lourdement sur nos concitoyens, notre économie et notre écosystème »
, a-t-elle ajouté.
Un été 2026 « de référence »
Dans sa prise de parole, la ministre a estimé que « l’été 2026 constitue déjà un épisode de référence »
en matière de sécheresse. « Fin juillet, la situation était équivalente à celle observée mi-août 2022, notre ancien record. La quasi-totalité du territoire est désormais en situation de sécheresse. Début août, 65% du territoire est marqué par une sécheresse se produisant en moyenne une année sur 25. Le reste du territoire est marqué par une sécheresse quinquennale à décennale »
, a-t-elle prouvé.
Par ailleurs, elle a estimé que la sécheresse coûterait entre 10 et 15 milliards d’euros à l’économie française. « La facture en 2026 est difficile à estimer car l’épisode n’est pas terminé, mais sans nul doute il sera bien supérieur à 2022 car la canicule a été plus longue et plus intense, l’étendue des feux de forêts et de la baisse de la production agricole bien plus importantes. On peut estimer un chiffre de l’ordre de 10 à 15 milliards d’euros de coûts directs et indirects de la canicule de cet été. Ces coûts vont s’accroître si nous n’adaptons pas nos politiques publiques »
, a prévenu Monique Barbut.
Aussi, « des arbitrages doivent être préparés en amont dans un cadre transparent, fondé sur la connaissance scientifique et construit avec les territoires »
pour mieux prévenir et absorber le coût de ces épisodes de sécheresse, notamment en réfléchissant au stockage et à la réutilisation des eaux usées traitées.




