- Dans son discours-programme samedi au Bourget, Jean-Luc Mélenchon a estimé qu’il faudrait consulter les populations concernées en cas d’accord territorial sur le Donbass, région occupée par la Russie, pour mettre fin à la guerre.
- Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a réagi ce dimanche sur RTL, estimant que le candidat se faisait le porte-voix du Kremlin.
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Jean-Noël Barrot répond à Jean-Luc Mélenchon. Au lendemain des déclarations du candidat de La France insoumise, pour qui il faudrait consulter les populations du Donbass, région de l’est de l’Ukraine en grande partie occupée par les Russes, en cas d’accord territorial pour mettre fin au conflit, le ministre des Affaires étrangères l’accuse de s’être « tout simplement fait le porte-parole du Kremlin »
.
« Partout dans le monde, le Kremlin essaie de convaincre les chefs d’État et de gouvernement qu’au fond le Donbass est russe et que la guerre d’agression est une guerre de libération du Donbass »
, a déclaré Jean-Noël Barrot sur RTL/Public Sénat. « Ce qui est évidemment d’une gravité sans précédent, et qui à mon avis le disqualifie définitivement pour exercer les fonctions auxquelles il aspire »
, a-t-il ajouté.
Dans son discours-programme prononcé devant plus de 20.000 personnes au Bourget samedi, Jean-Luc Mélenchon a abordé la politique internationale en assurant qu’un exécutif insoumis s’engagerait « franchement dans le règlement de l’invasion russe en Ukraine »
. Il a affirmé qu’en cas de règlement de la guerre en Ukraine par des concessions territoriales, en particulier au Donbass, la population devrait être consultée.
« Nous n’acceptons pas qu’on envisage une paix avec des concessions territoriales en Ukraine, sans qu’on demande aux populations concernées si elles sont d’accord pour se trouver de ce côté-ci de la frontière ou de l’autre »
, a-t-il déclaré. « Qui a le droit de savoir si elle veut être ukrainienne ou russe ? »
, a-t-il questionné, alors que Kiev refuse jusqu’ici officiellement toute concession sur le Donbass.
Dans son programme dévoilé vendredi, La France insoumise propose « d’agir pour créer un cadre diplomatique permettant d’obtenir un cessez-le-feu, le retrait des troupes russes et l’ouverture de négociations pour une paix durable reposant notamment sur des garanties de sécurité collective, entre belligérants et avec le reste de l’Europe »
. Le mouvement estime que « tout accord sur une modification des frontières devra être validé par un vote des populations concernées »
.

