mardi, juillet 28

  • Après le meurtre de la jeune Lyhanna le 29 mai, Gérald Darmanin avait demandé à tous les parquets de revoir des dizaines de milliers de plaintes.
  • Depuis, 924 personnes ont été incarcérées pour des faits de violences sexuelles sur mineurs, annonce le ministère de la Justice.
  • C’est une « hausse de 134% par rapport à la normale », selon la Chancellerie.

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Le 8 juin, Gérald Darmanin avait ordonné le réexamen de près de 70.000 plaintes après la mort de la jeune Lyhanna. Depuis, 924 personnes ont été incarcérées pour des faits de violences sexuelles sur mineurs, a annoncé ce mardi 28 juillet le ministère de la Justice.

Ces incarcérations représentent « une hausse de 134% par rapport à la normale », précise la Chancellerie dans un communiqué. Quelques 1.700 informations judiciaires, confiées à des juges d’instruction, ont également été ouvertes depuis le 8 juin, un chiffre en hausse de 271% par rapport à la même période l’année dernière, détaille le communiqué. Cette étape d’une procédure pénale, obligatoire en cas de crime, permet au juge d’instruction de rassembler les preuves et d’établir la vérité. 

Gérald Darmanin avait demandé le 8 juin dernier à tous les parquets de revoir l’ensemble des plaintes « qui touchent les enfants« , dans le sillage de l’affaire Lyhanna, collégienne de 11 ans dont le violeur présumé, Jérôme Barella, avait déjà fait l’objet de plusieurs plaintes restées sans suite.

Cette mobilisation exceptionnelle ne constitue pas une réponse ponctuelle à un drame

Ministère de la Justice

« Cette mobilisation exceptionnelle ne constitue pas une réponse ponctuelle à un drame« , affirme la Chancellerie, assurant qu' »elle marque une évolution structurelle et durable de l’application de la politique pénale du garde des Sceaux en matière de protection des mineurs« .

Le 15 juillet, cinq semaines après avoir demandé à tous les parquets de revoir l’ensemble des plaintes déposées, le garde des Sceaux avait déjà fait état de 675 incarcérations et de 970 dossiers « prioritaires », c’est-à-dire avec des suspects identifiés ayant des antécédents et des victimes toujours mineures.

Dans les jours qui avaient suivi la découverte du corps de cette fillette de 11 ans dans le Gers, et avec le profil du principal suspect de son meurtre, Jérôme Barella, déjà visé par des plaintes pour des agressions sexuelles sur mineurs sans jamais avoir été entendu, le ministre de la Justice avait estimé qu’il n’avait « manqué ni de moyens, ni de lois » mais « de prioriser des viols sur les mineurs ».

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