- Ce début de journée du 17 octobre reflète la diversité de la mobilisation.
- Dès le matin, des ronds-points ont été occupés, comme il y a 8 ans, lors du mouvement des Gilets jaunes.
- Les équipes de TF1 ont rencontré plusieurs d’entre eux, nouveaux ou historiques du mouvement.
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Le 13H
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Ces manifestants se sont rassemblés dès 7h ce matin à l’entrée de Rennes (Ille-et-Vilaine), pour un barrage filtrant tenu dans le calme. « On n’a pas envie de vous embêter vous, l’objectif c’est de vous montrer qu’on est là »
, explique l’un d’entre eux à un automobiliste, dans le reportage du 13H ci-dessus. Des gilets jaunes ont donc renfilé la chasuble sur ce rond-point stratégique, comme Corinne qui revient 8 ans après sa première mobilisation.
« Depuis 2018 on a fait les gilets jaunes pour 1,47€ pour le gasoil, pour le pouvoir d’achat qui a augmenté, à l’heure actuelle on est plus de 2,30€ »
, lance-t-elle, excédée. « Le pouvoir d’achat, n’en parlons pas, les gens ils crèvent de faim, les logements c’est pareil, il y a des gamins qui dorment dehors, vous croyez que c’est normal ? »
Sur ce rond-point, on croise des travailleurs et des retraités comme il y a 8 ans, mais aussi des lycéens et des étudiants. Les mots de « souffrance », de « misère », ou de « colère »
, sont revenus dans pratiquement tous les discours entendus par nos équipes ce matin.
« De toute façon on ne nous écoute jamais »
Même type de mobilisation à Gaillac (Tarn), avec la volonté affichée de rester pacifique à l’image de Nathalie, masseuse. « On a juste envie de bloquer un petit peu histoire qu’on nous voie, parce que rester dans son coin ça sert à rien non plus, de toute façon on ne nous écoute jamais, mais on veut juste montrer qu’on est là »
, plaide-t-elle au micro de TF1.
À Toulouse, c’est un peu différent. Le rassemblement de gilets jaunes devant la gare de Matabiau est jeune à 100%. Parmi la petite centaine mobilisée dans le calme, on rencontre Mattéo, qui n’avait que 9 ans en 2018. Il considère le gilet jaune comme un symbole adapté à son combat. « Pour défendre un peu ce que tout le monde défend aujourd’hui, les étudiants, les retraités et plus globalement les services publics qui sont très attaqués aujourd’hui »
, explique-t-il.
La convergence des luttes se fait en mode manifestation, plutôt qu’occupation. C’était le principal mode de mobilisation ce samedi matin, comme à Marseille. Beaucoup de lycéens et d’étudiants ont défilé sur le Prado, soutenus par certains de leurs professeurs. « On a les mêmes revendications parce qu’on est dans la classe avec eux, on fait le même travail et donc on sait à quel point ils souffrent et nous on souffre avec eux »
, affirme ainsi une enseignante marseillaise.

