- Depuis le déclenchement des feux en Gironde, 250 000 personnes ont été évacuées, le plus grand mouvement de population en France depuis la Seconde Guerre mondiale.
- Certains ont tout perdu, tandis que d’autres ont eu un peu plus de chance.
- Une équipe de TF1 a recueilli le témoignage de ces sinistrés, dans l’attente d’annonces.
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Le 20H
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« J’ai tout perdu ».
Vincent fait partie des 250 000 évacués du sud-ouest.
Une équipe de TF1 a pu suivre cet habitant évacué de Biscarosse lorsqu’il a découvert sa maison détruite par les flammes. « Là, il y a énormément d’heures de travail, énormément d’années de travail »,
confie dans le reportage en tête de ce dernier, ce dernier, un charpentier qui avait lui-même bâti sa maison. « Là, c’était la salle de bain, chambre, ici. Et il y avait un étage avec quatre chambres »,
décrit-il devant la ruine.
Dans sa tête, défilent les images de l’incendie. « Moi, je suis resté jusqu’au bout pour essayer de l’éteindre. J’ai pas réussi à l’éteindre »,
poursuit celui qui ne veut pas reconstruire. « Je vais pas rester ici, je vais raser, je vais vendre le terrain. Ça va me faire trop mal, je pourrais pas rester ici »,
glisse-t-il, avant d’arracher la boîte aux lettres. Depuis le sinistre, il est hébergé avec sa femme et sa fille « un peu à droite, à gauche »,
explique-t-il. « J’ai un copain qui m’héberge à la plage, pour l’instant. Je sais pas quoi faire. Je n’arrive pas à manger. La suite, je sais pas, je vais m’acheter une tente »,
poursuit-il.
« Dirigez vous vers le Sud »
Une autre famille, rencontrée par notre équipe, a été accueillie chez des proches. Eux, n’ont pas perdu la maison, ont pu prendre quelques affaires, les albums photos notamment. « Quand nous, à Marcheprime, on a eu l’ordre d’évacuation, c’était ‘dirigez-vous vers le sud », c’est tout. Aucun centre n’était identifié, rien du tout. C’était ‘dirigez-vous vers le sud’, »,
témoigne le père de sa famille. « Aujourd’hui, on va dire qu’on a un petit peu soufflé, mais suspendu en même temps. Quand même, on reste sous pression, parce que malgré tout, on est toujours dans l’attente d’annonces »,
poursuit sa femme qui a trouvé refuge chez son frère, dans la commune du Teich. Mais pendant combien de temps ? « J’ose espérer qu’ils ont pris la main sur le feu. Et ce ne sont pas du tout les mêmes fumées. Elles ne sont pas noires, elles piquent moins aux yeux, à la gorge »,
note encore son conjoint.
D’autres sont hébergés à l’hôtel. Les assurances ont annoncé une prise en charge pour les évacués. Même loin de chez eux, ils sont soulagés. « J’ai mes enfants, les animaux ont été évacués, on n’a pas été blessés. Je privilégie plus le côté humain »
, souligne cette sinistrée. Et d’ajouter : « On ne sait pas combien de temps on va rester ici. On espère qu’il va y avoir une solution et qu’on va pouvoir vite réintégrer notre maison ».
Pour la plupart des évacués, le même espoir de rentrer chez eux. Les professionnels de l’hébergement sont sollicités pour accueillir les sinistrés en plus des familles et des bonnes volontés.




