- Les pompiers qui luttent contre les flammes en Gironde peuvent compter sur l’appui de leurs confrères venus de l’étranger.
- Au-delà des moyens aériens envoyés par nos voisins, des hommes venus de Suisse se battent à leurs côtés.
- Une de nos équipes les a suivis en pleine intervention.
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Le 20H
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Alors que les flammes s’étaient éteintes dans ce secteur, en quelques secondes, une colonne de fumée annonce un nouveau départ de feu, tout près des renforts suisses que notre équipe suit dans le reportage en tête de cet article. Romands et Français s’activent : il y a urgence, avec un risque que tout s’embrase à nouveau. Malgré quelques différences, comme la tenue jaune et les tuyaux verts, le métier lui reste le même : arroser à la force de leurs bras, pour éteindre ce feu.
Et après chaque victoire commune, ces mêmes scènes de joie. « Ça va depuis hier ! On est encore ensemble ? »
lance le Français à son collègue. « C’est génial », poursuit-il jugeant que c’est « franchement »
facile de travailler ensemble. « On est tous motivés, on est main dans la main, c’est vraiment impressionnant. »
Depuis 4 jours, 34 pompiers suisses assistent les Français dans cette bataille contre l’incendie. « Des Suisses et des Poitevins, c’est improbable ! Qui l’aurait cru aujourd’hui ? C’est génial, on va aller à Genève, on est invités apparemment »;
plaisante toujours le Français. Mais avant, il faut repartir au travail. « Donc pour toi, le dispo qu’on a monté, c’est ok ? »,
questionne le Suisse, avant de se lancer. « C’est nickel, on poursuit, on poursuit comme ça »,
lui répond le Français.
Sur demande française, les renforts suisses ont pour mission de sécuriser des maisons au Cap-Ferret. Cette année comme en 2022, ces renforts sont essentiels et la collaboration entre Européens est mieux rodée. « Nous, on est arrivés cette année plus rapidement qu’en 2022, ça veut dire qu’on a combattu et qu’on combat des incendies. En 2022, on avait traité que des reprises sporadiques et beaucoup moins grandes et moins intenses que cette année »,
détaille le colonel Nicolas Schumacher, chef de détachement suisse en France.
11 véhicules suisses sont encore présents en Gironde, les derniers renforts terrestres étrangers à lutter contre les flammes.




