Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès
Le ministère de l’Intérieur sud-africain estime que la création d’un centre temporaire, au nord du pays, et l’ensemble des opérations de rapatriement et de déportation lui ont coûté près de 300 millions de rands – soit environ 16 millions d’euros. Car bien que certaines nations aient organisé elles-mêmes des transports pour leurs ressortissants, d’autres n’en avaient pas les moyens. Le plus gros poste de dépenses concerne d’ailleurs l’affrètement de bus.
L’ampleur de ces opérations en si peu de temps est « sans précédent », a estimé le ministre Leon Schreiber plus tôt dans la semaine. Mais ces coûts, bien qu’inévitables, n’étaient pas prévus dans les budgets publics, selon le représentant du ministère qui présentait mardi ces chiffres devant un comité du Parlement. Il a détaillé que les autorités sud-africaines ont « écrit au gouvernement du Malawi, ainsi qu’aux ambassades du Nigeria et de l’Éthiopie » afin de réclamer des compensations.
À l’inverse, à la suite des manifestations, le Ghana et le Nigeria avaient fait part de leur volonté de demander des dédommagements à Pretoria pour les préjudices subis par leurs ressortissants, ce à quoi l’Afrique du Sud se refuse.
Le sujet de l’immigration dans la sous-région est également abordé, en ce moment à Durban, où est réuni le conseil des ministres de la SADC, Communauté de développement de l’Afrique australe, avant le sommet des chefs d’État prévu lundi 17 août.
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