mercredi, juillet 29

Pour la première fois de son histoire, le Parlement algérien a élu, mardi 28 juillet, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l’État.

Khalida Boufedeche, médecin allergologue et députée d’Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l’indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24 %, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l’Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement : Khalida Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP, 43 sièges) et un autre du parti laïque, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Seulement 25 femmes élues

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle a été élue dans sa commune de Bordj El Bahri, puis à l’assemblée de la wilaya d’Alger. Elle accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14 % des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu’elles représentent 49 % de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s’était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l’hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.

Avec AFP

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