vendredi, juillet 17

Un neveu sans enfant, un frère et un oncle très âgé : voici l’ordre de succession désormais au Japon. Les héritiers de l’empereur Naruhito, 66 ans, sont peu nombreux. En révisant les règles, le Parlement japonais a introduit la possibilité, pour les couples impériaux, d’adopter un parent masculin éloigné, pour que ses fils puissent entrer dans la lignée de succession. Une tradition vieille de 2 600 ans veut que celle-ci soit patrilinéaire.

Les législateurs ont refusé d’accorder aux femmes – et donc à la princesse Aiko de Toshi, la fille unique de l’empereur Naruhito et de Masako Owada, née en 2001 – la possibilité de lui succéder. Cette piste était pourtant évoquée depuis plus de 20 ans. Selon les sondages, 70% des Japonais souhaitent qu’elle devienne impératrice.

Le prince Hisahito d’Akishino, le neveu de l’empereur, va fêter ses 20 ans en septembre 2026. S’il n’a pas de fils, le défi sera d’identifier les candidats à l’adoption. Ils seront recherchés au sein de branches de la famille impériale séparées après la Seconde guerre mondiale. Il y en avait 11. Aujourd’hui, leurs descendants sont de simples citoyens. Seront-ils enclins à tout laisser tomber pour la vie impériale et ses protocoles ? Interrogé à ce sujet, un ancien membre devenu ingénieur chez Hitachi dit l’avoir déconseillé à ses petits-fils.

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