vendredi, juillet 17

Plus de cinq ans après la disparition de Delphine Jubillar à Cagnac-les-Mines (Tarn), son époux, Cédric Jubillar, a indiqué début juillet à son avocat qu’il était à l’origine de sa mort. Des aveux réitérés devant la présidente de la cour d’assises de Toulouse ce mercredi 15 juillet, qui ont également permis de retrouver des ossements jeudi. L’identification de ces derniers est actuellement en cours, ce vendredi.

Dans le cadre de ces aveux, Cédric Jubillar a donc donné sa version des faits de la nuit da disparition de son épouse.

Nous sommes alors la nuit du 15 au 16 décembre 2020, les enfants du couple dorment à l’étage quand une dispute éclate entre les deux. Cédric Jubillar a expliqué, mercredi, que le ton est monté et que des mots ont été prononcés dans un contexte déjà conflictuel. C’est là qu’il « dégoupille », selon ses termes, d’après une source proche du dossier à BFMTV.

ll indique avoir caché le corps dans un champ

Le corps de Delphine git alors au sol, a-t-il déclaré. Il décide de l’emporter pour que ses enfants ne le voient pas. Il roule, se rappelle d’un champ et pense à ces monticules de terreau, a-t-il précisé.

Il s’arrête, transporte le corps et se met à creuser à mains nues dans l’un de ces monticules. Cela ne lui prend que quelques minutes car la matière est molle, a-t-il ajouté. Il y cache le corps.

Mais plus tard ce terreau va être épandu par le propriétaire du champ, qui ne se doute pas qu’un corps se trouve dans sa propriété. Il n’est donc pas impossible que des ossements puissent avoir été dispersés sur ce champ et plus loin.

Une nouvelle audition prochainement

Cédric Jubillar a également indiqué à la présidente de la cour d’assises ne pas être revenu sur place pour déplacer le corps de son épouse. Il s’est même étonné que les gendarmes n’aient pas trouvé la dépouille, car elle était dissimulée de façon rudimentaire, d’après lui.

Cédric Jubillar doit, de nouveau, être entendu prochainement pour qu’il puisse expliquer les faits dans le détail. Une source proche de Cédric Jubillar explique à BFMTV qu’il a agi dans la panique, mais qu’aujourd’hui « il se sent soulagé ». 

Article original publié sur BFMTV.com

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