mercredi, juillet 29

Les images qui parviennent d’Iran sont fortes. Sur celles-ci, des hommes apparaissent les lèvres cousues avec un fil grossier pour signifier leur grève de la faim. D’autres, assis par terre dans un couloir, brandissent des pancartes en signe de protestation.

Ces vidéos auraient été filmées à l’intérieur de la prison de Ghezel Hesar, près de Téhéran, où des déténus désespérés ont entamé un mouvement contre l’exécution programmée de six prisonniers pour trafic de drogue. Les images ont été diffusées par plusieurs ONG, dont le centre Abdorrahman Boroumand. Roya Boroumand, cofondatrice, parle du désespoir de ces prisonniers :

« Ils savent qu’ils vont être pendus à une corde et qu’ils vont s’étouffer. Ça pétrifie les prisonniers. Il y a des manifestants, des prisonniers politiques qui se font exécuter… Cela alourdit l’atmosphère. »

Ces prisonniers refusent de s’alimenter « n’ont aucun moyen de s’opposer » aux exécutions et aux traitements qu’on leur inflige, « puisqu’ils n’ont pas la liberté de parole, pas de moyens de défense particuliers avec les lois en Iran », poursuit-elle. Ainsi, ils « ne peuvent rien faire à part ne pas manger », conclut Roya Boroumand.

Les détenus espèrent une réaction internationale alors que les exécutions de prisonniers ont explosé cette année en Iran. Elles se chiffrent à plusieurs centaines, selon les ONG.

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