- 44% des jeunes disent avoir subi du harcèlement à l’école, 15% lors d’activités extrascolaires et 16% en ligne.
- Ils sont nombreux à craindre des représailles ou de la honte s’ils dénoncent ces agissements.
- 27% d’entre eux reconnaissent par ailleurs avoir eux-mêmes participé à du harcèlement.
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49% des jeunes âgés de 10 à 18 ans déclarent avoir déjà été victimes de harcèlement au cours de leur vie, selon les résultats d’un sondage publiés ce jeudi 5 novembre à l’occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire. Cette étude menée par Odoxa pour l’association Asmae a été réalisée en ligne auprès de 1.004 collégiens et lycéens du 2 au 8 septembre.
Elle révèle que 44% des jeunes disent avoir déjà subi du harcèlement à l’école, et 21% à plusieurs reprises. Mais ce phénomène ne se limite pas aux murs des établissements scolaires : 15% disent avoir vécu du harcèlement dans le cadre d’activités extrascolaires, et 16% du harcèlement en ligne, que ce soit sur les réseaux sociaux ou via des messageries et des jeux vidéo.
« Le harcèlement ne s’arrête pas aux portes de l’école. (…) Il évolue, change de forme et peut suivre les jeunes bien au-delà de l’établissement scolaire. C’est cette réalité mouvante que la prévention doit aujourd’hui prendre en compte »,
souligne Adrien Sallez, directeur général de l’association Asmae, dans un communiqué.
27% reconnaissent avoir participé à du harcèlement
Si neuf jeunes sur dix reconnaissent la plupart des situations de harcèlement et en connaissent les principales conséquences, ils évoquent de nombreux freins à la dénonciation de ces comportements. 53% des jeunes citent la peur des représailles, 43% la honte ou la gêne et 35% la peur d’être considéré comme une « balance ».
29% des jeunes interrogés disent aussi craindre de ne pas être crus ou pris au sérieux.
Cette étude révèle aussi que six collégiens et lycéens sur dix ont déjà été témoins d’une situation de harcèlement, et même que 27% d’entre eux y ont participé, parfois sans en avoir conscience sur le moment. La dynamique de groupe semble jouer un rôle central dans ces comportements puisque près d’un jeune sur deux estime que l’on peut participer à du harcèlement en suivant le groupe sans réfléchir aux conséquences. Adrien Sallez plaide pour une meilleure prévention auprès des jeunes afin « de permettre à chacun de comprendre ce qui est en train de se passer et de savoir comment réagir. »

