- L’armée américaine va mesurer le taux de testostérone de ses soldats, a annoncé le ministre de la Défense Pete Hegseth mercredi.
- Le Pentagone veut ainsi identifier un éventuel déficit et leur proposer, le cas échéant, un traitement hormonal.
- Le ministre assume un lien entre taux de testostérone et performance.
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Pete Hegseth assume sa vision viriliste de l’armée. Dernier exemple en date ? La décision prise mercredi 15 juillet par le ministre de la Défense : ce dernier va imposer une mesure du taux de testostérone de ses soldats. Objectif ? Identifier un éventuel déficit et leur proposer un traitement hormonal le cas échéant.
Concrètement, le taux de testostérone sera mesuré, à partir de 30 ans, pendant la visite médicale annuelle. Les plus jeunes pourront s’y soumettre s’ils le souhaitent. « Il ne s’agit pas d’améliorer artificiellement votre performance, il s’agit de retrouver et d’optimiser vos capacités naturelles, de préserver votre longévité, et de s’assurer que vous disposez des bases biologiques nécessaires pour tenir au combat
« , a détaillé le chef du Pentagone dans une vidéo publiée sur X.
Si un traitement est recommandé, le choix de le suivre vous appartient entièrement
Si un traitement est recommandé, le choix de le suivre vous appartient entièrement
Pete Hegseth
Pete Hegseth assume au passage le lien entre taux de testostérone et performance. La vidéo publiée sur le réseau social est légendée « The High-T Department of War
« , le « ministère de la Guerre au taux élevé de testostérone ».
« Si un traitement est recommandé, le choix de le suivre vous appartient entièrement »
, détaille cependant Pete Hegseth.
Les mots neutres choisis par le ministre, « warriors »
et « warfighters »
, que l’on pourrait traduire par « combattants »
en français, ne permettent pas de conclure si la mesure s’appliquera aussi aux femmes militaires, dont la testostérone, produite en quantité beaucoup plus faible, diminue également avec l’âge. Invité à préciser la population concernée, le Pentagone a répondu n’avoir « pour l’instant »
aucun autre élément à partager.
Depuis qu’il est le ministre de la Défense de Donald Trump, Pete Hegseth a imposé aux militaires des normes physiques plus exigeantes et calquées sur des standards masculins. Dans un discours aux accents virilistes et belliqueux prononcé en septembre dernier devant un parterre de hauts gradés convoqués sur la base militaire de Quantico, près de Washington, il s’en était notamment pris aux soldats en surpoids et aux « généraux et amiraux gros »
croisés « dans les couloirs du Pentagone ».




