mercredi, mai 13

Détroit d’Ormuz : la France va prendre une “initiative” à l’ONU sur sa proposition de mission neutre. Paris souhaite proposer un “cadre” en vue de cette mission afin de permettre de sécuriser le passage maritime, a annoncé mardi à Nairobi Emmanuel Macron, dans un entretien avec TV5, France 24 et RFI, en marge du sommet Africa Forward. “On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d’Ormuz”, a dit le président en déplorant “une escalade dans les déclarations” côtés américain et iranien. La France et le Royaume-Uni, à la tête d’une coalition maritime de pays non-belligérants, proposent une mission multinationale pour sécuriser le détroit lorsque l’Iran et les États-Unis accepteront de lever leur blocus respectif. Les ministres britannique et français de la Défense ont coprésidé mardi une réunion en visioconférence avec leurs homologues d’une quarantaine de pays prêts à contribuer à cette mission. Après celle-ci, Londres a annoncé une contribution de 115 millions de livres (133 millions d’euros) afin de financer des drones, des avions de chasse et un navire de guerre, rapporte la BBC. L’Australie mettra, elle, à disposition un avion de surveillance Wedgetail E-7A, déjà déployé dans la région pour protéger les Émirats arabes unis des attaques de drones iraniens.

Aux États-Unis, l’inflation au plus haut depuis près de trois ans. En avril, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 3,8 % sur un an, un rythme qui n’avait plus été observé depuis mai 2023, selon des données publiées mardi par le bureau des statistiques du département du Travail. “Avant les frappes américano-israéliennes contre l’Iran à la fin février, l’inflation était retombée à 2,4 %. Elle a fortement rebondi en mars et le choc sur les prix de l’énergie provoqué par la guerre avec l’Iran vient désormais aggraver les difficultés de pouvoir d’achat auxquelles les Américains font face après plusieurs années de forte hausse des prix”, note CNN. “Pour les consommateurs, cela signifie que le coût de la vie reste difficilement supportable”, a souligné mardi l’économiste Sung Won Sohn, professeur de finance et d’économie à la Loyola Marymount University, cité par la chaîne. “Pour la Fed, cela signifie que la baisse des taux sera probablement repoussée.” Cette nouvelle met sous pression Donald Trump à l’approche des élections de mi-mandat de novembre. Il a assuré mardi devant la presse que l’inflation élevée n’était que “de court terme” et qu’elle ralentirait fortement quand la guerre avec l’Iran serait terminée.

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