Avec notre envoyée spéciale à Misgav Am, Frédérique Misslin
Une colline balayée par le vent, un grillage, la frontière. En contrebas, au loin : le sud du Liban occupé par l’armée israélienne. C’est là qu’habite Ori, presque sur la ligne de démarcation. À 37 ans, ce père de famille refuse de quitter son village de 160 habitants.
« Pourquoi c’est dangereux ? Et bien le Hezbollah est juste en face de nous, explique-t-il. Il est censé être à grande distance mais, comme vous le voyez, l’atmosphère ici est assez tendue. Quand tu marches le long de la clôture, des drones explosifs peuvent soudainement apparaître. Et ces drones-là peuvent être pilotés d’assez loin 60 voire 120 km. Et ça peut nous surprendre à n’importe quel moment. C’est une question de secondes avant que quelque chose arrive ici. »
« Une menace prioritaire »
Des tirs d’interception, d’artillerie… Les civils n’ont pas été évacués de la zone et le colonel Rafi, en charge de brigade 769, confirme un demi cessez le feu. « Le Hezbollah vise les soldats. Nous essayons de contrer la menace des drones avec de la technologie… Tout dépend du type d’abri que vous avez, du type de leurres que vous utilisez. C’est clairement une menace prioritaire à laquelle nous devons faire face. »
Contrer ces drones explosifs à fibre optique relève d’une opération complexe. En début de semaine, un soldat est mort, touché par un de ces engins.
À lire aussiGuerre au Moyen-Orient: les frappes s’intensifient entre le Hezbollah libanais et Israël




