mercredi, mai 13

Avec notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience

Pour la quatrième fois en deux ans, des dizaines de milliers d’Argentins ont saturé la place de Mai à Buenos Aires, ce mardi 12 mai 2026, pour défendre l’université publique et gratuite.

Étudier est un droit, rappelle Magdalena, 19 ans. Cette étudiante en mathématiques est la première de sa famille à faire des études. Elle est inquiète pour l’ascenseur social que représente l’université publique. « Je trouve ça triste et dangereux que le gouvernement ne considère pas qu’il est important de financer l’université publique et de permettre aux enfants d’ouvriers de faire des études », explique-t-elle.

Le budget des universités réduit de moitié sous Milei

Depuis l’arrivée au pouvoir de Javier Milei, le budget des universités a quasiment été réduit de moitié. En première ligne face à ces coupes budgétaires, les enseignants comme Nacho Gonzalez ont perdu un tiers de leur pouvoir d’achat.

« Ça nous affecte énormément. Beaucoup d’enseignants vont dans le privé, changent de métier, ou se mettent à travailler pour les applications de VTC, fait-il remarquer. Ces deux dernières années, la qualité de l’enseignement et la vie universitaire se sont détériorés comme jamais auparavant. »

Devant le palais présidentiel hier, les manifestants réclamaient l’application de la loi de financement universitaire. Sous prétexte de préserver l’équilibre des comptes publics, Javier Milei se refuse à appliquer l’augmentation du budget des universités votée par le Parlement l’an passé.

À écouter aussiArgentine : la révolte des étudiants contre Javier Milei

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