lundi, mai 11

Des militantes du collectif féministe Femen sont intervenues, dimanche 10 mai, lors d’une célébration en l’honneur de Jeanne d’Arc organisée par la nouvelle mairie RN de Carcassonne, selon une vidéo postée par le groupe sur sa page Facebook.

Quatre militantes, la poitrine dénudée et marquée de slogans comme « Femen pas RN » ou « féministe pas fasciste » ont interrompu le maire RN Christophe Barthès alors qu’il entamait un discours durant cette cérémonie, puis elles ont été interpellées, peut-on voir sur la vidéo.

Une statue de Jeanne d’Arc, installée derrière la cathédrale Saint-Michel de Carcassonne, a été récemment replacée sur le parvis du même édifice religieux pour la rendre plus visible, conformément à une promesse de campagne de Christophe Barthès.

« Nous refusons cette appropriation par l’extrême droite »

La cérémonie organisée dimanche à l’occasion de la fête de Jeanne d’Arc et du patriotisme, permet à cette « figure du courage, de la foi et de l’unité nationale » de retrouver « sa place au coeur de notre ville, de notre mémoire et de notre patrimoine », a affirmé la mairie sur ses réseaux sociaux, sans mentionner l’interruption de la cérémonie.

Citée dans le quotidien local L’Indépendant, l’une des Femen impliquées a expliqué avoir voulu s’inviter « à cette cérémonie car nous refusons cette appropriation par l’extrême droite de cette figure historique qu’est Jeanne d’Arc ».

« Personnalité féministe, guerrière », cette dernière « a mis dehors les envahisseurs mais elle n’était pas hostile aux étrangers, elle n’était pas méprisante avec les sans-abri, elle ne s’attaquait pas aux personnes les plus vulnérables », a affirmé cette militante, ajoutant: « Elle était finalement tout l’inverse de Christophe Barthès ».

Le maire suscite la polémique

Depuis son élection, le maire RN de Carcassonne suscite la polémique par des décisions vivement critiquées par ses adversaires, comme son arrêté anti-mendicité ou la suppression d’une subvention à la Ligue des droits de l’Homme.

Il a aussi décidé l’arrêt par la mairie d’achats d’espaces publicitaires dans la presse locale, qu’il accuse de manquer de neutralité.

Article original publié sur BFMTV.com

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