- Les deux feux qui ravagent la forêt de Fontainebleau depuis dimanche ont été fixés mardi soir.
- Deux suspects, dont un pompier volontaire, ont reconnu être à l’origine de deux départs de feu.
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Une première victoire. Après 48 heures de lutte, les quelque 800 pompiers mobilisés sont parvenus à fixer mardi les deux incendies qui ont parcouru un peu plus de 2.000 hectares de la forêt de Fontainebleau, pour lesquels quatre gardes à vue sont encore en cours, dont celle d’un pompier volontaire. « Fixés,
ça veut dire qu’ils sont bloqués
dans leur périmètre »
mais pas « éteints »
, a déclaré lors d’un point presse le préfet de Seine-et-Marne Pierre Ory, soulignant que les pompiers vont devoir encore être à pied d’œuvre pendant des jours, voire des semaines.
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Minute par minute
Trois Canadair, un Dash et deux hélicoptères bombardiers d’eau seront encore à disposition mercredi des soldats du feu, toujours également mobilisés au sol, a poursuivi le préfet. «
Avec près de 300 largages
«
ces deux derniers jours, « les moyens aériens ont joué un rôle déterminant dans la maîtrise de ces incendies »
, s’est félicité dans un message sur X le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, saluant par ailleurs « le travail des policiers et des gendarmes qui ont permis l’interpellation de plusieurs auteurs présumés de départs de feu »
.
Deux suspects, interpellés lundi et dont la garde à vue a été prolongée mardi, ont reconnu les faits : un pompier volontaire à Fontainebleau qui a avoué avoir « mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l’essence »
, et un autre homme qui a reconnu « avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette »
sur un autre lieu de départ de feu, a indiqué la procureure de Fontainebleau, Diane Ngomsik.
Les deux hommes, nés en 2007 et sans antécédent judiciaire, sont suspectés de départs de feux distincts lundi, à Arbonne-la-Forêt pour le premier, et dans le secteur de la Faisanderie près de la ville de Fontainebleau pour le second, a précisé la magistrate dans un communiqué. Le sapeur-pompier volontaire a été « suspendu »
, a indiqué dans un communiqué le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Seine-et-Marne, qui a exprimé « sa plus vive consternation ».
Deux personnes ont quant à elles été placées en garde à vue mardi matin pour l’incendie qui a démarré dimanche autour de l’A6, occasionnant la fermeture d’un tronçon de l’autoroute et qui a ravagé environ 1.600 hectares en 48 heures. Les gardes à vue de deux autres personnes, pour lesquelles la procureure a dit ne pas avoir « assez d’éléments à ce stade »
, ont été levées mardi après-midi.




