mercredi, juillet 15

En dix mois à Matignon, Sébastien Lecornu ne s’était pas encore adonné à cet exercice. Le chef du gouvernement effectue cette semaine ses premiers déplacements à l’étranger depuis sa nomination.

Première étape: le Qatar où il est arrivé mardi, accompagné de l’ex-ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, pour présenter les condoléances de la France après la mort de l’ancien émir, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani. Emmanuel Macron lui-même a souhaité le dépêcher, « en signe de la profonde amitié que se portent la France et le Qatar », a indiqué l’Élysée.

Le gouvernement qatari avait annoncé dimanche la mort, à 74 ans, de cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, qui a régné sur le Qatar de 1995 à 2013 avant de créer la surprise en abdiquant en faveur de son quatrième fils. Ses obsèques ont eu lieu dimanche dans la soirée.

L’Élysée avait souligné, après cette annonce, le rôle de l’ancien émir dans le développement du Qatar, avec une « modernisation historique » et « une diplomatie novatrice et efficace ».

À Rabat pour consolider le rapprochement entre la France et le Maroc

Également présent sur place ce mercredi, Sébastien Lecornu est ensuite attendu dans la soirée à Rabat, au Maroc, où il restera jusqu’à jeudi. Au programme: des entretiens avec les autorités du pays, en compagnie d’une douzaine de ses ministres, dont ceux des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

Sébastien Lecornu échangera avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, à l’occasion d’une « rencontre de haut niveau » entre les deux gouvernements, une première depuis 2019.

Il s’agira pour la France de consolider son rapprochement avec le Maroc, alors que les relations entre les deux pays sont au beau fixe depuis qu’Emmanuel Macron a reconnu, à l’été 2024, la souveraineté marocaine sur le territoire disputé du Sahara occidental, suscitant la colère d’Alger.

Le président français avait ensuite été reçu en grande pompe à Rabat lors d’une visite d’État de trois jours en octobre de la même année, mettant un terme à trois années de tensions, nourries notamment par des soupçons d’espionnage et la crise des visas. Ce déplacement s’était conclu par la signature de nombreux contrats.

Désormais, le point d’orgue de la relation franco-marocaine pourrait être une visite de Mohammed VI en France, accompagnée de la signature d’un traité consacrant un partenariat franco-marocain « d’exception ».

Article original publié sur BFMTV.com

Share.
Exit mobile version