- Le visage de Mélanie avait marqué l’actualité en juin 2025.
- Cette surveillante d’un collège de Nogent, en Haute-Marne, avait été mortellement poignardée par un élève.
- L’adolescent, âgé de 14 ans au moment des faits, sera jugé à partir de demain.
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C’est un meurtre qui avait provoqué une onde de choc dans tout le pays. Ce mercredi s’ouvre le procès de Quentin G., jugé pour avoir mortellement poignardé Mélanie, une surveillante de son collège à Nogent, en Haute-Marne. Son procès aura lieu devant le tribunal pour enfants de Chaumont. Étant âgé de moins de 16 ans, il ne pouvait pas comparaître devant la cour d’assises des mineurs.
« Elle était tout le temps souriante, c’était quelqu’un d’incroyable. Vous pouviez tout lui demander, elle faisait toujours tout son possible pour vous aider »,
assure Evan, son beau-fils, qui considérait Mélanie comme sa mère, comme il l’explique dans le reportage en tête d’article. Dans le village de Sarcey en Haute-Marne, toute la famille de la victime se prépare au procès.
Il voulait tuer une surveillante au hasard
Au matin du mardi 10 juin 2025, Mélanie, assistante d’éducation de 31 ans, est tuée de plusieurs coups de couteau à l’entrée du collège Françoise-Dolto. Quentin G., alors âgé de 14 ans et élève de troisième dans l’établissement, est interpellé juste après les faits, commis lors d’un contrôle inopiné des sacs des élèves par des gendarmes devant le collège, destiné à détecter d’éventuelles armes blanches. Il avait déjà fait l’objet de deux sanctions disciplinaires pour avoir frappé des camarades. En garde à vue, il ne fait état d’aucun remords et assure avoir voulu s’en prendre à une surveillante au hasard.
Livrera-t-il plus d’explications dans le box ? « Je n’attends pas grand-chose de lui, qu’est-ce que vous voulez qu’il fasse ? Mais s’il n’a qu’un début d’explication, je veux bien l’entendre, même si ça ne changera rien »,
admet Evan, qui aimerait que le prévenu soit condamné à la perpétuité incompressible.
« On ne peut pas s’imaginer que dans 20 ou 30 ans, il revienne voir ses parents là-bas alors que nous on habite toujours ici à 3 km »
. Mais en raison de son jeune âge, la limite de la peine encourue par Quentin G. est de 20 ans de réclusion criminelle. Mélanie était la mère d’un enfant de 5 ans. L’avocat de l’accusé n’a pas souhaité s’exprimer.




