Avec notre correspondant à Casablanca, François Hume-Ferkatadji
Des messages circulent sur TikTok, Instagram et Facebook, appelant à un nouveau franchissement collectif le 15 août prochain à Ceuta, mais également à Melilla. Les 30 et 31 juillet derniers, plus de 70 000 personnes avaient répondu à ses appels, selon la Guardia civile espagnole, et avaient réussi à entrer illégalement à Ceuta, enclave espagnole située au nord du Maroc.
Ces candidats à l’Europe avaient franchi la frontière par la voie terrestre ou à la nage. Au moins 141 personnes se sont noyées et ont perdu la vie, selon une ONG espagnole. Un événement qui a créé une onde de choc des deux côtés de la Méditerranée. Le gouvernement marocain a été vivement critiqué pour avoir gardé le silence pendant quatre jours à la suite de ce drame.
Cette fois, le ministère de l’Intérieur prévient : toute personne cherchant à prendre part à ces rassemblements sera empêchée, voire arrêtée, et des procédures judiciaires pourront être engagées, a prévenu le porte-parole du ministère. Par ailleurs, l’Intérieur a annoncé une vague d’arrestations contre un groupe de personnes soupçonnées d’être les auteurs de messages diffusés sur les réseaux sociaux incitant à se rendre à Ceuta, sans donner davantage de détails sur les profils concernés.
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