Depuis plusieurs jours, des milliers de pompiers et de militaires affrontent les flammes en Gironde. Un incendie hors norme et imprévisible qui a déjà ravagé plus de 42 000 hectares. Si le feu détruit les végétaux et un grand nombre de bâtiments, il n’est pas non plus sans risque pour la santé.
La composition des fumées d’incendie est complexe. Elle est influencée par plusieurs facteurs comme les végétaux brûlés, l’humidité de l’air, etc. En plus des particules fines, la fumée des incendies contient des composés organiques volatils (COV). « Le monoxyde de carbone est aussi un des polluants majeurs générés par les incendies de végétation, en particulier à proximité de l’incendie. Dans la composition des fumées, on recense aussi de très nombreuses autres substances chimiques incluant le dioxyde de carbone (CO2), des composés organiques volatils dont l’acroléine, le formaldéhyde et le benzène, des composés semi-volatils dont des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des métaux lourds et des oxydes d’azote (NOx) », complète l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) dans une expertise consacrée aux conséquences sanitaires des fumées de feux de végétation. Plus les particules sont petites et plus elles pénètrent profondément dans les poumons et l’organisme.
Asthme, otites et démangeaisons
Dans cette expertise, l’Anses alerte sur certaines conséquences directes pour la santé liées à l’exposition aux feux de forêt. Ces fumées peuvent causer des irritations…
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