- Le parquet de Toulouse a exclu la piste islamiste après l’attaque au couteau commise contre trois policiers municipaux, lundi 10 août.
- L’assaillant, un ressortissant italien de 30 ans au profil psychiatrique « très perturbé », a expliqué aux enquêteurs avoir agi en obéissant à des voix.
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Le profil de l’agresseur présumé se précise. L’agression à l’arme blanche contre trois policiers municipaux à Toulouse, lundi 10 août, n’a pas de « caractère islamiste »
, a annoncé le parquet, soulignant la « personnalité très perturbée sur le plan psychiatrique »
du principal suspect, un Italien de 30 ans qui a été écroué mercredi 12 août.
Une information judiciaire du chef de « tentative de meurtre sur trois personnes dépositaires de l’autorité publique »
a été ouverte mercredi, a indiqué le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, dans un communiqué.
Le suspect dit « avoir obéi à des voix »
Alors que le Parquet national antiterroriste (PNAT) « n’a donc pas retenu sa compétence »,
l’agresseur présumé, qui a affirmé aux enquêteurs « avoir obéi à des voix »,
a été déféré au parquet mercredi puis placé en détention.
Lundi après-midi, trois policiers municipaux ont été agressés avec un couteau à huîtres par un individu criant à plusieurs reprises « Allah Akbar »
, a rappelé le magistrat. Placé en garde à vue une première fois, le suspect, porteur de trois armes blanches, a été transféré lundi dans une unité psychiatrique, avant d’être remis en garde à vue. « Entendu, il donne des explications qui excluent tout caractère islamiste à son acte »
, a encore expliqué le procureur de Toulouse.
« Deux des policiers, une femme et un homme, étaient touchés aux bras mais, notamment protégés par leurs équipements de sécurité, ils ne subiront pas de blessures graves et se verront accorder deux jours d’ITT (…). La troisième fonctionnaire, une femme, n’était pas atteinte »
, a indiqué David Charmatz. Et de conclure en saluant « le remarquable sang-froid dont ont fait preuve les policiers municipaux qui n’ont pas fait usage de leur arme de service lors de ces faits, malgré la violence de l’agression dont témoigne la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. »
Y.R. avec le service police-justice de TF1-LCI et AFP




