- Cette simulation informatique donne un aperçu très immersif de ce qui s’est passé au cours des deux premiers milliards d’années qui ont suivi le Big Bang.
- La création de « Lumina », son nom, a nécessité plus de 15.000 processeurs graphiques fonctionnant sur Frontier, l’un des supercalculateurs les plus rapides au monde.
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C’est un voyage dans le temps qui nous ramène jusqu’aux premiers âges cosmiques. Une équipe de scientifiques du Centre d’astrophysique de Harvard et de la Smithsonian Institution a dévoilé, dimanche 25 octobre, la simulation cosmologique la plus vaste et la plus détaillée de l’Univers primitif. La création de « Lumina », le nom attribué à ce modèle, a nécessité plus de 15.000 processeurs graphiques fonctionnant sur Frontier, l’un des supercalculateurs les plus rapides au monde, situé au Laboratoire national d’Oak Ridge, aux États-Unis. Le programme a nécessité environ un an d’exécution, précise l’équipe dont les travaux de recherche (nouvelle fenêtre) ont été publiés dans la revue académique de la Société royale d’astronomie du Royaume-Uni (MNRAS).
Un puissant outil pour tester de nouvelles hypothèses
Depuis des siècles, les astronomes observent le ciel nocturne et développent des modèles de plus en plus sophistiqués afin d’expliquer comment se forment les étoiles, les galaxies et d’autres structures cosmiques. Aujourd’hui, grâce aux simulations sur supercalculateur, les scientifiques peuvent désormais transformer leurs hypothèses en prédictions détaillées. « Lumina reproduit la manière dont la matière ordinaire, la matière noire et le rayonnement cosmique ont interagi au cours des deux premiers milliards d’années de l’Univers, offrant ainsi aux scientifiques un nouvel outil puissant pour tester de nouvelles hypothèses sur l’évolution du cosmos après le Big Bang »
, indique un communiqué de presse (nouvelle fenêtre) de la Smithsonian Institution.
La simulation englobe une zone équivalente à un cube d’environ 1,6 milliard d’années-lumière de côté, ce qui correspond à la fenêtre d’observation dont disposent aujourd’hui les astronomes avec les instruments d’observation les plus modernes. Grâce à leurs capacités infrarouges, les télescopes spatiaux James Webb (JWST) et Nancy Grace Roman (NGRST) de la Nasa excellent notamment dans l’étude des premiers instants de l’Univers. « En comparant leurs observations avec les prédictions de Lumina, les astronomes pourront déterminer si leur compréhension des lois qui régissent l’Univers reste exacte ou si de nouvelles découvertes pourraient les amener à repenser les théories existantes »
, explique la Smithsonian Institution.

