- Emmanuel Macron a estimé que la suite de la mobilisation sociale, samedi 31 octobre, était « à risque ».
- De nombreuses forces de l’ordre seront mobilisées, avant le potentiel retour des blocus lycéens à la rentrée et la manifestation intersyndicale du 5 novembre.
- « Je ne sais pas si on va tenir le coup », admet sur LCI Rudy Manna, délégué national UNSA Police.
L’automne est animé dans les rues des grandes villes de France, moment de la convergence des luttes à laquelle tiennent les mouvements sociaux qui ont commencé par les blocus lycéens, en septembre. Avant les samedis 17 et 24 octobre. Les forces de l’ordre se préparent désormais à un nouveau samedi de mobilisation, le 31 octobre. Les syndicats appellent eux à se réunir le 5 novembre.
« Les vacances scolaires, on n’a pas vu ce que c’était. Nos petits, on ne les a pas vus, on était sur le terrain »
, explique sur LCI Rudy Manna, délégué national UNSA Police. Lequel craint un surmenage des forces de l’ordre, alors que la colère sociale semble encore bien vivace malgré quelques annonces de l’exécutif.
Si les manifestations se multiplient, « je ne sais pas comment on va faire pour tenir le coup. Le 31 octobre, ça va être une autre paire de manches. Je pense que ça va le faire, mais ça commence à gronder un petit peu. Les Gilets jaunes, ça a duré je ne sais combien de samedis. S’il faut 70.000 flics dans la rue à chaque fois, ça va gronder plus fortement »
. Rudy Manna s’attend aussi à « une cerise sur le gâteau »
et au retour des blocus lycéens, à la rentrée.
Retrouvez l’intégralité de l’intervention de Rudy Manna dans la vidéo en tête de cet article.

