- Après les 17 et 24 octobre, d’autres appels à manifester ont été lancés pour le début du mois de novembre.
- La grogne ne semble pas réellement diminuer alors que 410.000 personnes se sont mobilisées samedi dans toute la France.
- Pour Stéphane Zumsteeg, le directeur du département politique-opinion d’Ipsos BVA, la tendance va bien se poursuivre.
Les mobilisations « contre la vie chère » vont-elles s’essouffler ? Les estimations du ministère de l’Intérieur recensent 550.000 manifestants à l’occasion du 17 octobre, contre 410.000 lors des nouvelles manifestations une semaine plus tard. Les syndicats placent quant à eux ce chiffre à 800.000 personnes dans les rues à chacune des mobilisations.
Alors que des appels à manifester ont déjà été lancés pour le début du mois de novembre, la tendance ne semble pas à l’apaisement des tensions, une impression que partage le directeur du département politique-opinion d’Ipsos BVA, Stéphane Zumsteeg. « La superposition des luttes ou des revendications va se poursuivre. Il n’y a pas eu d’essoufflement
« , a-t-il livré sur LCI.
La légère baisse du nombre de personnes mobilisées enregistrée par le ministère de l’Intérieur ne montre donc en rien une baisse de la détermination des manifestants, selon lui. Il ajoute que les causes défendues sont jugées légitimes et recueillent « le soutien d’une majorité de l’opinion »
.
Par ailleurs seul l’exécutif serait en mesure de débloquer la situation, d’après son analyse. « Dans les conflits sociaux, il y a toujours un moment de bascule quand les choses s’enlisent. […] C’est aux pouvoirs publics de trouver le ton juste pour s’adresser aux lycéens, aux Gilets jaunes ou aux organisations syndicales »
, conclut Stéphane Zumsteeg.

