Elle dénonce « une violence gratuite »
. La police catalane annonce avoir interpellé 128 personnes après les violences qui ont frappé le centre-ville de Barcelone dans la nuit de samedi à dimanche. Parmi les suspects interpellés notamment pour des actes de « vandalisme »
, « dégradations sur la voie publique »
ou encore « pillages »,
plus de la moitié, 73 exactement, ont moins de 18 ans. « Nous sommes en train de rédiger les procès-verbaux pour les transmettre au parquet des mineurs et, d’autre part, au tribunal compétent »
pour les majeurs, a expliqué Sílvia Catà, la patronne des Mossos d’Esquadra, au média 3CatInfo.
Du mobilier urbain a été détruit, une quinzaine de commerces ont été vandalisés dans la capitale catalane. Seules deux personnes interpellées avaient « des antécédents judiciaires »
, tandis que 14 agents des Mossos et un membre de la Guardia Urbana ont été « blessés »
au cours de la nuit. « La violence n’a pas sa place en Catalogne. Jamais »
, s’est offusqué Salvador Illa Roca, chef du gouvernement de la région. « Manifester est un droit démocratique. Agresser, intimider ou causer des dégâts ne l’est pas »
, insiste-t-il sur X, assurant que ces faits « méritent une condamnation sans appel »
.
Espagne : une manifestation sauvage dégénère à Barcelone
Les services de police cherchent désormais à « analyser le profil »
des personnes interpellées, « totalement désorganisées »
mais qui se sont donné le mot « sur les réseaux sociaux »
. C’est là qu’est né l’appel à cette manifestation non déclarée aux autorités au préalable. La chaîne espagnole Antena 3 (nouvelle fenêtre) se fait notamment le relais d’un message largement relayé sur TikTok invitant à s’inspirer de ce qui se passe dans l’Hexagone : « La France a montré qu’elle n’avait pas peur. Et nous, alors ? On en a marre de se plaindre sans que rien ne change. Il est temps de montrer que notre génération aussi a du cran. »
Près de 500 personnes ont répondu présentes.
Les vidéos relayées en ligne montraient des groupes de jeunes, dont beaucoup habillés tout en noir, courir dans les rues de Barcelone et s’attaquer à des commerces après s’être réunis place de Catalogne, rappelant certaines scènes observées le 17 octobre en France.

