- Peu compétitives sur le carburant depuis le début de la guerre en Iran, les grandes surfaces développent une autre stratégie.
- Les bornes électriques deviennent leur nouveau produit d’appel.
- Un système qui prend auprès des automobilistes-clients, et qui semble appelé à se généraliser.
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La voiture électrique, le véhicule de demain ?
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Voici l’un des rares totems en France qui donne le sourire aux automobilistes qu’il concerne : un panneau d’affichage des prix au kilowattheure d’une station de recharge électrique, à l’entrée d’une grande surface. Moins de 10 euros le « plein », ou plutôt la recharge, sur celui que l’on peut voir dans le reportage ci-dessus. Encore moins cher qu’à la maison. « Très intéressant »
, apprécie un client. L’enseigne de discount Lidl n’a jamais eu de station-essence, mais elle a de la place sur ses parkings. En y installant des bornes de recharge avec des tarifs à prix cassés, elle attire les clients de plus en plus nombreux qui roulent à l’électrique. Une stratégie qui semble gagnante, tant la grande distribution l’adopte massivement.
Recharger pendant qu’on fait ses courses
« Au bout de 20 minutes, j’ai une charge complète. Et en plus de ça, des fois, je vais faire mes courses sur Lidl, donc c’est pratique »
, confirme une automobiliste. Ici, le plein pour une charge lente coûte 10 euros. La recharge rapide coûte 8 euros de plus, mais elle est plébiscitée par les clients. « Une borne de recharge rapide, ça va être à peu près 30-45 minutes, qui sont le temps que passent nos clients dans nos magasins »
, résume Anouck Paumard, la porte-parole du groupe. Encouragée par ce succès, l’enseigne prévoit d’installer 1.000 bornes supplémentaires en deux ans.
Fidélisation
Les bornes de recharge, c’est le nouveau produit d’appel de la grande distribution. Moins compétitives sur le carburant depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les grandes enseignes se livrent une guerre des bornes, même si elles misent sur des dispositifs différents. Carrefour, par exemple, légèrement plus cher que ses concurrents, propose en revanche des rabais s’ils sont clients. « J’ai eu pour 17 euros pour 32 kwh, et j’ai bénéficié de 2,69 euros »
, explique l’un d’eux à la borne. Les automobilistes cumulent de l’argent, entre 10 et 15% du montant de la recharge lorsqu’ils sont porteurs de la carte du magasin.
Une offre qui n’a pas mis longtemps à séduire Annabelle. « Sur 2-3 recharges par semaine, au moins, on est à peu près sur 15 euros. À la fin de l’année, on est quand même au-delà de 100 euros. Donc c’est quand même intéressant »
, calcule-t-elle. Depuis le lancement de ce nouveau programme de fidélité, l’enseigne l’assure, sa clientèle a augmenté. « Chaque semaine, on voit des nouveaux clients qui deviennent fidèles et qui sont incités à venir dans nos magasins grâce à une offre électrique qui est performante »
, affirme Hervé Mantoux, directeur carburant de Carrefour Energies. Avec déjà 4.500 points de recharge à son actif, l’enseigne prévoit d’en installer 1.500 de plus d’ici à 2030.
La rédaction de TF1info | Reportage : Francesco DEPAQUIT, Patrick NININE et Simon HUMBLOT

