mercredi, septembre 23

Le gouvernement yéménite soutenu par Riyad affirme avoir pris le contrôle total du mont Qafran, une position stratégique de la chaîne montagneuse qui surplombe le détroit de Bab el-Mandeb. Après s’être emparés de la côte yéménite de la mer Rouge, les Houthis ont lancé une offensive sur ces hauteurs, qui leur permettraient de constituer un bouclier naturel durable pour leurs nouvelles positions côtières.

Les affrontements continuent également autour de Taïz et de Marib, deux villes toujours tenues par les forces gouvernementales. Celles-ci accusent les Houthis d’avoir bombardé plusieurs quartiers résidentiels du centre de Taïz. De leur côté, les rebelles rapportent 19 frappes aériennes menées par des avions de combat saoudiens en appui aux forces gouvernementales.

Les Houthis menacent les intérêts américains

Dans un entretien accordé mardi à Sanaa, Abed Mohammed al-Thawr, conseiller du ministre chargé de la Défense du gouvernement autoproclamé houthi, a mis en garde Washington contre toute intervention en faveur de l’Arabie saoudite. Si les États-Unis soutenaient Riyad par des frappes ou un appui aérien, « nous considérerions tous les intérêts américains autour de nous comme des cibles », a-t-il déclaré. Il a également qualifié de « ligne rouge » une éventuelle intervention américaine dans le détroit de Bab el-Mandeb.

Les civils restent pris au piège de la reprise des combats. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 647 personnes ont été tuées et près de 3 000 blessées en moins de deux mois. Les autorités yéménites font également état de plus de 158 000 personnes déplacées depuis le début du mois de septembre.

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