- Des cheminots normands ont exercé leur droit de retrait, mercredi 23 septembre, après la découverte d’une anomalie sur la ligne reliant Caen à Rennes.
- Les syndicats affirment qu’un déraillement d’un train a été évité.
- Une alerte qui survient quelques jours après le déraillement d’un TER qui assurait la liaison Rouen-Caen.
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Le 20H
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Quelques jours après le déraillement d’un TER qui assurait la liaison Rouen-Caen, un nouvel accident a-t-il été évité en Normandie ? C’est ce qu’assurent les cheminots de la région, qui ont fait valoir leur droit de retrait, mercredi 23 septembre, après la découverte lundi d’une anomalie sur des rails.
Lundi, un conducteur de train qui circulait sur la ligne reliant Caen, dans le Calvados, à Rennes, en Ille-et-Vilaine, a senti une secousse, avant de s’arrêter et de prendre une série de photos. Ces images, que l’on peut voir dans le reportage du 20H de TF1 visible ci-dessus, montrent une éclisse fendue. Cette pièce métallique permet de relier deux rails. Il a aussitôt donné l’alerte à la SNCF. Des agents sont rapidement intervenus et ont réparé la pièce en une vingtaine de minutes.
De leur côté, les syndicats parlent d’un déraillement évité et tiennent à rappeler que plusieurs incidents sont survenus au cours des derniers mois. « Aujourd’hui, c’est la goutte de trop. Nos collègues vont au boulot la peur au ventre (…). Ils sentent des chocs anormaux sur la ligne, et on leur répond : ‘C’est dans les normes' »
, fustige Léa Haloupeau, cheminote et syndicaliste de SUD-Rail.
La SNCF dément tout risque de déraillement
La SNCF réfute pour sa part le risque de déraillement. « Malgré cette rupture, la continuité mécanique de la voie était assurée (…). SNCF Réseau dément formellement que ce défaut ait pu créer un risque de déraillement. »
Aucun parallèle à faire avec le le drame de Brétigny-sur-Orge, qui avait fait sept morts, même s’il était dû à une défaillance sur une éclisse.
Arnaud Aymé, ingénieur spécialiste des transports, rappelle sur TF1 qu’il existe, sur ce genre de pièce, une double sécurité. « Le fait que des pièces métalliques puissent casser, c’est une fatalité qu’on ne peut pas complètement éviter. S’il y a une des pièces métalliques qui casse, il y a toujours l’autre pièce métallique qui est là. Cela permet de préserver la sécurité des circulations »
, détaille l’expert. Après la découverte de l’anomalie, la SNCF a lancé des vérifications. Les syndicats devraient reprendre le travail jeudi.
Les cheminots sont en état d’alerte depuis le déraillement, vendredi vers 19h45, d’un TER transportant 186 passagers entre les gares de Tourville et d’Elbeuf-Saint-Aubin, au niveau de la commune de Cléon, au sud de Rouen. Une passagère de 18 ans avait été évacuée en urgence absolue par hélicoptère. Ses jours n’étaient pas en danger. Quarante-trois autres personnes avaient été prises en charge. Un morceau de rail situé sur la voie pourrait être à l’origine de l’accident, mais les raisons de la présence de cet objet restent pour l’instant inconnues.
N.K | Reportage : Charline HUREL, Lucas BARBIER, Florence DE JUVIGNY



