La France doit « se faire respecter ». Dans un courrier daté du mardi 28 avril et adressé au ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, neuf députés de La France insoumise (LFI) et deux du groupe la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR), membres de la commission des affaires étrangères, demandent la convocation de l’ambassadeur des États-Unis en France, afin de faire condamner officiellement les propos tenus par Donald Trump à l’égard d’Emmanuel Macron le 1er avril dernier.
Mathilde Panot, présidente du groupe LFI-NFP à l’Assemblée nationale, Clémence Guetté, vice-présidente de l’Assemblée nationale, ou encore Sophia Chikirou, députée de Paris, font notamment partie des signataires.
Tous déplorent qu' »aucun acte n’a été posé par la France pour se faire respecter » à la suite des propos tenus par Donald Trump le 1er avril, lorsqu’il avait déclaré pendant une conférence de presse: « (Emmanuel) Macron, que sa femme traite extrêmement mal… Il se remet encore du coup de poing qu’il a pris à la mâchoire »
Des injures « absolument scandaleuses »
Donald Trump faisait alors vraisemblablement référence à une vidéo devenue virale en mai 2025, dans laquelle on voyait Brigitte Macron porter ses mains au visage du chef d’État français à sa sortie de l’avion présidentiel. Le geste avait été interprété comme une gifle, ce que le couple avait démenti.
Après les moqueries de Donald Trump, Emmanuel Macron avait brièvement réagi lors d’une visite d’État en Corée du Sud. « Les propos que j’ai pu entendre ne sont ni élégants ni à la hauteur, et ils ne méritent pas de réponse. Ça parle trop, et ça va trop dans tous les sens. On a tous besoin de stabilité, de calme, de retour à la paix, ce n’est pas un spectacle! », avait-il déclaré.
Dans leur courrier, les députés estiment quant à eux « que ces déclarations ont porté atteinte à l’honneur du président de la République et donc de notre pays et de nos concitoyens et concitoyennes ». Ils soulignent « le caractère absolument scandaleux de ces injures venues d’un pays que certains continuent à s’obstiner à qualifier d’allié, en dépit du désordre considérable qu’il cause dans le monde ».
Jugeant « qu’à travers la personne du président de la République, c’est l’ensemble du pays qui est humilié par les propos du président étasunien », ils affirment qu' »il n’est pas acceptable de laisser cela passer sans poser des actes ».
Dans ce contexte, la convocation de l’ambassadeur des États-Unis au Quai d’Orsay est « une question de dignité » d’après les signataires, qui disent refuser « que la France s’abîme dans une servilité que nul ne saurait tolérer ».
Article original publié sur BFMTV.com











