vendredi, avril 17

  • On compte chaque année en France plus de 25.000 usurpations de plaques d’immatriculation.
  • Une automobiliste victime témoigne auprès de TF1.

Suivez la couverture complète

Le 13H

Pas moins de 25.000 automobilistes français sont victimes chaque année d’usurpation de leur plaque d’immatriculation. À chaque fois, c’est un vrai casse-tête pour ceux qui voient s’accumuler les contraventions pour des infractions qu’ils n’ont pas commises. Jessica Cousin en sait quelque chose. Pour échapper aux contraventions, un fraudeur a usurpé la plaque de son véhicule. Un cauchemar administratif qui a duré plus de sept mois. Devant notre caméra, elle revient sur cet épisode malheureux.

En juin dernier, alors qu’elle souhaite vendre son véhicule pour en racheter un neuf, son concessionnaire lui apprend qu’il est invendable, car immobilisé pour défaut d’assurance. Lorsque la jeune femme se rend au commissariat, elle tombe des nues. « La dame me dit : c’est bizarre, parce que je n’ai aucune trace de vous sur Cherbourg. Puis, elle recherche un peu et me dit : les infractions ont lieu à Cayenne [en Guyane, ndlr]. C’est une personne qui circule avec un véhicule semblable au mien, donc la même marque et tout », raconte la jeune femme dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. Jessica Cousin dépose plainte afin de prouver que son véhicule n’est pas en Guyane. 

Je me suis sentie complètement abandonnée par l’État

Jessica Cousin

Conciliateur de justice, assurance, procureur, chacun se renvoie la balle. « Je me suis sentie complètement abandonnée par l’État, parce qu’on nous dit : contactez intel, contactez intel, mais finalement, tout le monde se renvoie à la patate chaude. Et personne ne vous aide ! », déplore Jessica Cousin. C’est en rendant l’affaire publique que’elle a finalement réussi à débloquer la situation. 

En janvier dernier, une équipe de TF1 avait rencontré Christian Derrey, un habitant d’Étainhus (Seine-Maritime) victime lui aussi d’une usurpation de plaque d’immatriculation. « Il y a de tout : des mises en fourrière, des amendes forfaitaires et remajorées », listait l’intéressé devant notre caméra. Cet automobiliste recevait alors une dizaine d’amendes par jour depuis deux ans. « Et on ne voit pas l’issue. Ce qui me fait peur, c’est ça », déplorait-il. 

Avocat spécialisé en droit routier, Me Franck Cohen connaît bien cette escroquerie. Il explique face à notre caméra pourquoi de nombreuses victimes se retrouvent dans une impasse : « Prouver que nous n’étions pas à un instant précis sur le lieu de l’infraction est totalement insuffisant. Insuffisant pourquoi ? Eh bien parce que le fait de ne pas être à tel ou tel endroit ne veut pas dire que vous n’avez pas prêté les véhicules »

Il n’existe pas de procédure miracle. Pour autant, si vous êtes victime d’une usurpation de plaque, portez plainte sans attendre pour que votre immatriculation soit basculée dans le fichier des véhicules volés. Cela facilitera les démarches pour contester vos amendes.

La rédaction de TF1info | Reportage : Anne-Laure BANSE, Guillaume THOREL

Share.
Exit mobile version